• Pas des masses d'inspiration en ce moment, donc...  ça n'avance pas vite. Et je planche en même temps sur une ou deux autres nouvelles.

     

     

    Le ramener à mon abri ne fut pas une mince affaire, j’ai dû le trainer sur plus de 400 mètres à travers les égouts, là où le seul problème est le nombre impressionnant de rats. Heureusement, ils ont mutés et sont devenus intelligents : dès qu’on crame suffisamment d’entre eux, les autres se barrent. J’ai transporté mon chargement sexuel sur quelques tunnels, jusque ma tanière, mon antre, ma forteresse de baise.

    Très rapidement, je l’ai attaché sur mon lit, dépouillé de ses affaires, et mis nu. Quelques seringues d’amphétamines, des pilules de viagra et le voilà transformé en véritable bête de sexe. Il était temps. Je ne tenais plus. J’ai fait les derniers préparatifs en tremblant, en sentant l’excitation monter.

    Malgré les excitants et les drogues que je lui ai données, il n’a pas l’air bien. Je commence par prendre son sexe en bouche, délicatement. Ah, le voilà qui commence à se réveiller. Quelques coups de langue sur son gland qui commence à durcir, et  ses yeux s’ouvrent. Moelleux dehors, dur dedans, j’adore ça.

    Sans le voir, je sais qu’il me regarde sans comprendre ni ce qu’il fait là, ni pourquoi j’ai son membre enfoncé dans ma bouche. Durant de longues minutes, je le suce, sans lever la tête. Je l’entends qui soupire, qu’il halète. Enfin, je relève un peu la tête, et je le regarde droit dans les yeux. C’est en voyant mon regard chargé de malice qu’il décharge son jus dans ma gorge. Après quelques giclées de sperme que j’avale avec gourmandise, je l’entends enfin parler.

    « Putain, tu es… vraiment… dingue. On est où ? Qu’est-ce que j’fais là ? »

    Je ne réponds pas, je me contente de lui lancer ce regard dont nous avons toutes le secret. Et ça fait son effet, comme à chaque fois.

    « Attends… T’en veux encore ? Pas de problème ! »

     

    J’attrape sa bite, et commence à lui donner quelques coups de langue sur le bout du gland. En quelques secondes elle redevient dure, comme la corne d’un mutant. Parfait. Je me relève, et je m’empale sur sa verge. Doucement, centimètres par centimètres, laissant le plaisir m’envahir.

     Je commence à bouger mon bassin dans un mouvement de va-et-vient, de plus en plus vite, me reposant en arrière sur ses jambes, respirant bruyamment en lui disant que c’est bon, et de continuer. Je sens que je vais jouir, d’ici quelques secondes. Aussitôt, je reviens vers lui, lui mettant ma poitrine dans le nez. Je le vois qui commence à lécher délicieusement mes tétons, et à les mordiller. Cela ne fait que décupler mon plaisir. Ce mec sait s’y prendre. Je sais que je vais m’amuser avec lui. Il durera plus longtemps que le précédent.

     Je me mets à gémir, tandis qu’il enfonce son membre plus profond en moi.

    Ça y est. Je ne me contrôle plus, je hurle. J’arrête tout. Je m’immobilise, et me redresse. Il m’adresse un regard chargé de reproche :

    « Mais ! J’allais lâcher la sauce ! Reviens ! »

    Je me retire, doucement, comme on retire un gant de soie, et lui offre la chatte, tandis que je m’occupe de son engin.

     

    Je ressens alors des frissons qui me remontent jusqu’au ventre, et dans toute la colonne vertébrale. Ça me fait toujours ça. Il me lèche doucement le clito, et insiste sur chaque lèvre, et rentre toute sa langue dans mon vagin. Une extase expresse, je jouis aussitôt, hurlant à faire résonner toute la jungle. 

    Je pompe en astiquant son membre prêt à exploser, et lèche son gland rapidement. Au bout de quelques secondes, c’est toute une rasade qui m’arrive dans la gorge. J’aspire tout cette semence sans en laisser tomber une goutte.

    Puis je m’écroule sur lui, fatiguée et heureuse.

    Je sens sa respiration saccadée sur ma fouf’.

    Je pourrai m’endormir comme ça s’il ne se mettait pas à parler.

    « Hé, machine ! Détache-moi ! Nan, mais t’endors pas ! »

    Là je tilte. Je me relève, et m’assois sur le bord du lit. Puis je me retourne, et lui délie une main, et lui donne les clefs des menottes. Je sors de ma Fuck Room. En atteignant la porte, je le regarde se débarrasser de ses liens et se frotter les poignets. Enfin, je lui parle, la voix la plus douce que je possède.

    « Moi c’est Snafu. Je reviens dans 5 heures. J’espère que tu pourras tenir plus longtemps. Bye. »

    Et je ferme la porte blindée, à double tour. Seul un judas permet de voir l’intérieur, et quelques caméras dissimulées dans les barreaux de la tête de lit et dans le lustre, ou l’on peut voir les retransmissions dans la salle de contrôle vidéo. Cette chambre devait servir à autre chose que ce que j’y fais, mais aujourd’hui elle m’est sacrément utile.

    À moitié dans les vapes, glisse quelques rations de survie et une boite de fruits au sirop à l’homme. Enfin, je me dirige vers mon lit, ou je peux, après avoir vérifié le tableau de contrôle qu’aucune lumière d’alarme n’était allumée, m’endormir après avoir pris un pied d’enfer.

     

     

     

    J’ouvre un œil. Puis l’autre. Un bruit m’a réveillé. Ça recommence.

    C’est mon invité qui cogne sur la porte. Un bruit sourd. Je regarde l’heure : 23h19. Excellent. L’idée d’avoir un homme à proximité m’emplit de joie.

    « Toi, mon joli, je vais encore te baiser. »

     Tranquillement, je me lève et sors de mon lit. Malgré la chaleur de la jungle toute proche, il fait frisquet dans mon antre. Je me dirige vers mon dressing, ou plutôt, ma pile de fringues empilées. Mon choix se porte sur un corset de cuir noir laissant apparaître ma poitrine voluptueuse, ainsi qu’un porte-jarretelles tout simple. Dans mon miroir fendillé, mon reflet me renvoi l’image d’une jeune femme vraiment très attirante. Si j’étais seule, je pense que je me doigterai en me regardant. Je résiste à cette tentation qui m’humidifie l’entrejambe en me dirigeant vers la porte de mon invité. Il a apparemment arrêté de frapper. Par le judas, je peux voir qu’il fait les cent pas autour du lit. Il a juste son caleçon, et je peux voir ses poils sur son torse… je vais plus tenir, me dis-je à moi-même en me mordant la lèvre. J’ouvre la porte et entre en refermant.

    Visiblement, je lui fais de l’effet. Il reste bouche bée tandis que je lui envoie mon plus beau sourire. Puis, il se reprend :

    « Qu’est-ce que tu m’as donné ? J’arrive pas à débander !

    -          Hé bien ça tombe bien, avec ce que je te réserve, tu vas en avoir besoin !

    Immédiatement, je me mets à genoux, et commence à lécher doucement la bosse sur son calbut, toujours en souriant et en le regardant.

    « Mais je… Ooooh putain, tu penses vraiment qu’à ça ? »

     

    Délicatement, je sors ce gros chibre de son étui pour le placer entre mes seins. Je me redresse un peu, afin de pouvoir le prendre en bouche en même temps. Je peux voir dans ces yeux qu’il ne sait pas quoi faire, fuir, ou rester ?

    Soudain, son regard se trouble, il lève les yeux au ciel et gémit.

    Je sens une giclée chaude dans ma gorge. Étonnée, je le regarde avec insistance.

    « Déjà ? J’ai pratiquement rien fait…

    -          Ne t’en fais pas, je sais quoi faire en attendant que ça redevienne dur, me dit-il en me relevant et en me faisant m’allonger sur le lit. Écartes les cuisses, tu vas adorer.

    Je m’exécute, et au moment où il commence à introduire sa langue entre mes lèvres… je mouille à vitesse grand V. Je sens sous mes fesses que le drap commence à être trempé. J’attrape la couette pour la mordre, putain, qu’est-ce que c’est bon. Ce mec a une langue de folie. Presque une tornade linguiste. Je crois que je vais le garder.

    C’est là qu’il me fait un truc énorme. Je sens un doigt dans mon vagin tandis que sa langue titille mon clitoris, et une main qui commence à pincer mon mamelon droit. Le plaisir devient de plus en plus intense. Il marmonne toute une chanson dans ma chatte, j’appuie sa tête plus fort, sa langue plus profond en moi. Je me tape orgasme sur orgasme.


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  • Alors oui, j'ai rien posté depuis mongtemps, mais j'ai rien écrit. Mais j'ai une escuse : pas d'inspiration! Et pas que pour cette nouvelle ci, pour les 3autres que j'écris dans le même temps.

     

    Je préviens avant, cette nouvelle sera trash. Mais 'tention, trash, dans le sens ou ce sera à la limite du porno.

    Du coup ------------------------------------------------ceci est une ligne anti moins de 18ans---------------------------------------------------------

     

    Apocalypse +11 ans

    Reims, Bar des Canés

     

    Cette nana m’a dit qu’elle s’appelait Snafu. Normalement, c’est une abréviation militaire pour dire « Situation Normal All Fucked Up », traduit, ça veut dire tout est baisé. Pour elle, c’est « Sexy Noemy All Fucked Up ».  Je te laisse traduire.

    C’est une nana accro au cul. Nympho. Et j’exagère pas ! Tu veux que j’te raconte c’qui m’est arrivé ? Ok.

     

    C’était y a 8 jours. J’étais peinard sur le toit du garage Renault, à shooter les zombies qui arrivaient dans la rue. C’est toujours fendart de voir une tête exploser irradiée, ça fait des belles couleurs. En plus, avec des balles explosives, c’est hyper fort. Je suis redescendu, j’ai été payer mes balles en bas. Ça fait quelque mois qu’un mec s’est installé dans l’ancien garage, il fabrique des munitions. Il les vend cher, mais il prend n’importe quoi comme paiement.

    Je suis sorti, et je sais pas, j’avais envie d’essayer mon nouveau fusil. On m’a dit que c’était un M16A4, que c’était rare, je l’avais eu que pour cinq bouteilles de bière, seulement. Sur le moment, je me croyais invincible. C’est là que j’ai eu une idée débile. Aller tuer quelques boneheads du VIIIe Reich. J’ai jamais pu blairer ces enfoirés, et ils m’avaient volé une caisse de ravitaillement, une fois. Donc j’ai fait la connerie d’aller dans la jungle.

    Tout le monde sait qu’il faut pas aller dans la jungle. C’est pas que c’est dangereux, c’est que c’est limite suicidaire. Après, comme ça couvre un territoire assez large depuis quelques années, et que c’est difficile de se déplacer à l’intérieur, y a encore quelques bâtiments qui ont pas été pillés. Donc ça veut dire trésors, bouffe, argent.

    Bon, je sais que je suis un peu idiot. Mais pas au point d’y aller, les mains dans les poches. Nan. J’ai eu la bonne idée de grimper à un grand arbre pour traverser en m’accrochant aux branches. Pour une fois que j’utilise mon grappin…

    Pour trouver les fachos du VIIIe Reich, c’est pas dur. Vas dans la jungle, et gueule un coup. T’es certain de voir ces enculés se ramener dans la minute. Des vrais psychopathes, ils prennent plaisir à te torturer lentement et à te filer à bouffer à leurs porcs. Ouais, leurs porcs. Ces salauds sont les seuls de la région à avoir de la viande pas louche. C’est le mec de la caserne des pompiers qui me l’a dit.

    Donc.

    En haut d’un arbre, j’suis tombé sur 3 connards qui tapaient sur un punk mort. Je les ai mis en joue, et trois tirs, trois morts ! Immédiatement, je suis descendu pour piller ces débiles. Et pendant que je fouillais, je me suis pris un gros coup sur l’arrière du crâne. C’était le chef de la bande, un gros con avec une croix gammée cicatrisée sur le crâne. Quand je me suis réveillé, allez, quoi, cinq minutes plus tard, j’ai réalisé trois trucs : 1, j’étais pas mort. 2, le mec qui m’avait collé un pain était à mes pieds, une hache en travers de la caboche, et 3, une nana le fouillait. Elle a vu que j’étais réveillé, j’ai pu voir sa trogne. Franchement… j’en ai vu, des filles superbes, avant ou après la fin, mais là… une nana sublime. Avec ce qu’il faut là ou il faut, un superbe cul, pulpeuse, des yeux gris, une longue chevelure noire… une déesse, je te jure. Et avec juste un string et un bandeau autour de la poitrine. Ce qu’il s’est passé après, tu va probablement pas me croire.

    Elle a attrapé sa hache, et m’a assommé avec. Quand je me suis re-réveillé, j’étais à poil, et elle aussi. On était dans un des bunkers souterrains de la ville, au milieu d’une salle rouge. Et là, je peux t’assurer que j’ai passé une semaine géniale. Elle en voulait toujours plus ! Moi je demande que ça ! En plus, je sais pas ou elle a trouvé ça, mais elle avait des médocs, tu sais, le genre qui te file la gaule, et d’autres pour te filer un coup de boost.

    Bref. Elle m’a éjecté de son abri hier. J’étais vidé, crevé, 0et dépouillé, j’avais plus que mes thunes et mes fringues, elle m’a pris tout mon paquetage. J’étais à coté du Bar, du coup je suis venu ici. Et je suis là depuis lors. Dis voir, une belle histoire comme ça, ça vaut bien une bière, nan ?

     

     

    Depuis ce matin, je suis en chasse. Je n’ai pas vu de bite depuis avant-hier, je suis en manque. Et le manche de ma hache ne me suffit plus. C’est pourquoi je chasse. Un homme, une femme, un mutant, peu importe. Qu’ils soient cons, bourrins, soldats, déserteurs, tarés, punks, cannibales, flics, je les suce ! Même les nazis, bien qu’ils soient plus souvent attirés par les trucs sadiques que par le sexe. Si jamais je ne suis pas satisfaite de la prestation de mon ou ma partenaire du moment, je… tranche. Oui, c’est aussi pour ça, la hache. Plusieurs hommes sont repartis sans leurs couilles. Plusieurs mutants aussi. Et pour les femmes, c’est généralement la tête. Bon, je comprends qu’approcher un mutant de près peut dégouter, mais  je peux vous assurer qu’une fois que j’ai mis ma langue sur son gland, il comprend tout de suite ce dont j’ai envie, et il ne cherche plus à me tuer. Au final, un mutant animal est aussi con qu’un homme, une fois son jus sorti, il est HS.

     

    La jungle est mon territoire, je ne le quitte pas souvent. C’est là que je trouve mes proies, la plupart du temps. Il y a toujours du monde, dans les bunkers, ou aux abords de la forteresse des Bouffeurs de Gueules. Je vais chez eux quand je suis vraiment en manque, ce sont des tarés finis. Il m’arrive parfois dans de rares occasions de marcher jusqu’au bar, quand je n’ai plus rien à boire. J’ai un abri dans les égouts, un vieux bunker datant de la Guerre Froide. J’y emmène généralement ceux que j’ai capturés. S’en suivent plusieurs jours où je prends mon pied. L’autre aussi, généralement. Quand il est épuisé, et qu’il ne peut plus rien faire, je le laisse dehors, dépouillé. Mon abri, ou plutôt ma forteresse de la baise, contient tout ce qu’il faut pour s’éclater, pendant des jours. C’est pas parce que la fin du monde est arrivée il y a une dizaine d’années qu’on ne peut plus délirer. J’ai encore un générateur électrogène fonctionnant à l’essence et au gaz, avec toute une réserve militaire, sans compter des kilos de médicaments, des armes, tout le nécessaire à la survie, plus tout ce que j’ai pu récupérer dans les maisons alentours, ordinateurs, enceintes, et tout un stock d’accessoires fétichises, cuir et latex… On est accro ou on ne l’est pas. Je dois être une des rares personnes à vivre dans le luxe dans la ville, à supposer que d’autres personnes ont trouvé des abris aussi bien garnis que le mien.

    Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, je suis nymphomane. Véritable accro au sexe. Sans me vanter, depuis dix ans, j’ai dû me taper la moitié de la ville. Sans compter ceux qui étaient de passage, les voyageurs, et ceux que je passe voir régulièrement.

     

    Dans la jungle, il faut se méfier de tout. Le vent dans les arbres pouvant amener une odeur à plusieurs dizaines de mètres, les bruits des pas sur le sol jonché d’herbe, de feuilles mortes, de branches, de morceaux de béton et de goudron, de débris divers, ou encore d’os, et surtout de la présence des habitants. Les nazis du VIIIe Reich ne sont pas les seuls à vivre dans cette partie de la ville, il y a aussi les insectes géants. Au commencement, Reims était considérée comme perdu, et comme toutes les villes dans cet état, le gouvernement de l’époque a décidé de la rayer de la carte pour limiter l’arrivée du flot mutant. Une bombe à neutrons. Elle est tombée, mais n’a pas explosée. Un dysfonctionnement, la bombe a creusé un trou au milieu du Parc-Léo-Lagrange, et son contenu a commencé à fuir. Conséquences : une croissance démesurée des arbres alentours, mutation des insectes et animaux du parc, démultiplication de la dangerosité du secteur. On dit aussi que les taupes sont les seules responsables des séismes.  Il m’est arrivé de croiser des coccinelles grandes comme des voitures, ou des abeilles de la taille d’une moto, attaquant en bande. Quant aux fourmis… ne parlons pas de malheur, merci.

    Ces animaux ne quittent pas la jungle, car ils se feraient descendre une fois hors de leur habitat naturel. La jungle est le poumon de la région, il recycle l’air en permanence chargé de l’odeur du sang et de la poudre, en le transformant en air plus riche en oxygène. C’est pour ça qu’on se sent plus fort en y entrant.

     

    D’ordinaire, je chasse discrètement, en attirant ma proie directement entre mes cuisses, mais aujourd’hui, c’est différent. Je n’ai trouvé personne. Dans mon état, même un nazi lépreux ferait l’affaire. Je traverse la jungle en marquant ma progression sur les arbres, d’une entaille double du bout de ma hache.

    Soudain, je sens quelque chose. C’est gros. Ça se déplace lentement, et dans ma direction. Plusieurs paires de pattes. Lourd.

    Rapidement, je grimpe en haut de l’arbre le plus proche en m’aidant d’une liane. J’atteins la cime sans trop de difficulté, et j’observe vers le nord, de là d’où vient le bruit. Un scarabée. Énorme, de la taille d’un pickup. Il s’arrête là où j’étais il n’y a pas une minute, et renifle bruyamment. Il observe aux alentours, puis derrière lui, il a l’air paniqué, et il y a de quoi : une patrouille de fachos. Ils ont tous leur chère croix gammée tatouée sur leurs crânes d’œufs, et sont armés de machettes, l’un d’entre eux a un fusil d’assaut. L’insecte se prépare à attaquer, en déployant ses monstrueuses ailes noires. L’autre connard lève son fusil, et actionne la petite crosse située sous le canon de son arme : un lance-grenade. Un clic, une grenade envoyée directement sur le flanc de l’invertébré qui explose. Les enfoirés sautent de joie en criant, et vont assener plusieurs coups de leurs lames à l’animal encore vivant, et lui arracher sa carapace, probablement pour renforcer des barricades ou des véhicules.

    Je laisse ces fils de putes à leur sombre ouvrage, les attaquer serait suicidaire. Je continue mon avancée, montant jusque la canopée pour avancer sur les arbres. Je suis ainsi protégée des animaux et des nazis, mais il reste toujours les mutants volant, les gargouilles, qui peuvent m’attraper en piqué et… m’emmener au septième ciel en me griffant et me défonçant avec son membre écailleux, pour ensuite me ramener à leur nid et…. Ooooh. Merde. Faut vraiment que je trouve un mec, je commence à fantasmer sur une gargouille, c’est pas bon, ça. Une fois, pas deux. Quoique…

     

    J’attends à proximité de la lisière. Il y a quelques instants, j’ai entendu des coups de feu, venant du nord. De l’atelier à munitions, pour être précise. Si quelqu’un est venu acheter des balles, et s’il est assez idiot, il passera surement dans la jungle essayer ses nouveaux jouets dans le coin. Les nazis font de parfaites cibles d’entrainement, et ça ne fait de peine à personne quand ces sales types se font descendre. Ils sont dangereux quand même.

     

    J’avais raison. Un homme arrive. Il est encore loin, mais je peux déjà l’apercevoir entre les arbres, cherchant du regard un endroit ou passer. Il a sur son dos tout un attirail, de l’équipement, un fusil en bandoulière, et il sort un grappin. Il commence à grimper à un arbre, à l’opposé de ma position. À demi cachée entre les feuilles d’une branche, j’observe cet homme. La trentaine, brun, un t-shirt troué, un jean en lambeaux et une paire de Doc Marteens.

    En le regardant, je me mordille la lèvre inférieure.

    Sur son visage, une fine moustache, un sourire charmeur, et un air italien, bronzé, les muscles saillants, des abdominaux comme des petits pains doré au four… Ooooh, je mouille tellement que la branche sur laquelle je suis commence à devenir glissante. J’essaie tant bien que mal de revenir à moi. Il faut que je perde cette habitude, je commence à me mordre trop fort, je suis vraiment excitée.

    Non, il n’a pas d’abdos, il est juste maigre. Un peu musclé, il est resté trop longtemps au soleil, et son sourire fait plus penser à celui d’un ado devant un porno qu’à celui d’une star.

    Il avance d’arbres en arbres, sûr de lui, inconscient du fait que je l’observe, guettant le moindre de ses gestes, regardant avec envie ses muscles en action quand il attrape les branches…

    Je quitte ma branche en manquant de glisser, et me rattrape in extremis à une liane. Mon envie me fait perdre le contrôle de mon corps. Je remonte, un peu plus haut, pour pouvoir suivre l’homme de plus haut, avancer sans être vu. Le plus silencieusement possible, je m’avance en marchant sur les rameaux, seul le chant des rares oiseaux et des rafales de tir au loin couvre le bruit de mon avancée.

    Au bout de quelques dizaines de mètres, il s’arrête : il a trouvé ce qu’il cherchait. Les fachos que j’ai vu massacrer un scarabée géant, tout à l’heure. Cette fois, ils sont occupés avec le cadavre d’un punk, à scalper son iroquoise pendant qu’un autre lui assène des coups de machette.

    Le bel idiot ne trouvera pas d’autre occasion comme celle-ci, et apparemment il le sait. Une rafale de tir sort de son canon, fauchant en quelques fractions de seconde le groupe de meurtriers sanguinaires. Satisfait, il regarde son arme d’un œil ravi, et l’embrasse – si seulement il pouvait embrasser autre chose à cet instant.

    L’homme reprend son grappin qu’il agrippe à la branche sur laquelle il est, et commence sa descente de l’arbre.

    Quand il arrive au sol, il se met immédiatement à fouiller les corps qu’il a fraichement tués. Sans prêter attention aux alentours, ou veiller à ce que quelque chose n’arrive, alerté par le bruit, comme le chef de la troupe qui vient l’assommer par derrière. Cet idiot ne sait pas se servir de sa tête, espérons qu’il sache se servir de sa langue. Et le nazi qui commence un monologue, pour montrer que c’est lui le méchant… Il n’y a que des demeurés dans cette jungle, ma parole !

    D’un geste, j’écarte les feuilles qui me cachaient, et je m’élance, levant ma hache en l’air. J’atterri au sol durement, ma hache a rencontré un crâne un peu plus tôt. Je la laisse plantée, et je regarde les poches de ce facho, les chefs ont toujours les poches bien remplies… et celui-ci n’échappe pas à la règle. Environ 200 euros que je cale entre mes seins, et quelque chose comme 500 grammes de cocaïne coupée au salpêtre, un mélange qui assomme bien. L’autre beau mec commence à se remettre de son coup sur la tête. Il a l’air surpris de me voir. C’est vrai que c’est surprenant de frôler la mort et d’être sauvé par une nana à moitié nue.

    D’un geste, je déloge ma hache, et je m’adresse à lui :

    « Ton heure n’est pas pour tout de suite. Avant, tu vas passer quelques jours épuisants. »

    Et je lui envoie un grand coup sur la nuque, de quoi l’assommer pendant quelques heures. Enfin, j’ai un mec.

     

     

     

    La suite... je sais pas, quand j'aurai écris suffisamment. D'ici quelques jours, j'espère.


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  • Bienvenue. Vous trouverez ici la plupart de mes écrits. Pour les lire, allez dans la rubrique "Nouvelle made by me".


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  • Bon, apparemment, Kazeo ne fout pas le surlignage bien comme il faut. Donc cette nouvelle ne sera pas publiée ici.


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  • On prend par la rue des Élus. Ici comme ailleurs, la zone est délabrée. Cette fois, on dirait que quelqu’un a utilisé un boulet de démolition sur les façades des maisons, des impacts énormes constellent la rue. La circulation devient plus difficile, il faut éviter les véhicules abandonnés, les carcasses, les trous, et les débris. Je passe en tête de file, pour repérer le terrain. C’est là mon erreur.

     

    Un impact.

     

    Une détonation.

     

    Je suis projeté en arrière, Max fait basculer son quad pour m’éviter.

     

    J’ai bien mal au ventre, c’est mon pare-balle qui a tout pris. Le kevlar a encaissé le choc, mais je dois avoir une cote fêlée.

    Je reprends rapidement mes esprits, je roule derrière une voiture brulée, et je gueule aux autres de se mettre à couvert, ce qu’ils ont déjà fait. Max et Tom sont à l’abri derrière une camionnette postale retournée, Loïc dans un cratère assez profond, et Julien est avec moi, entrain d’extraire la balle de ma protection ventrale.

    « Du 25mm. Chef, on t’a tiré dessus avec un fusil longue portée, c’est un miracle que tu sois encore vivant.

    -          Ooof… Putain. Quelqu’un a vu d’ou venait le tir ?

    -          Chef, je dirai devant, mais y a rien avant au moins 500 mètres, pas de couvert ou de bâtiment.

    -          Ok. Donc on va prier pour que notre sniper ne soit pas équipé d’une lunette thermique.

    Je prends deux grenades fumigènes que je dégoupille, et j’en jette une devant nous, une autre sur la droite. On continuera la route sans se faire voir.

    L’écran de fumée commence à se former, on remonte sur nos véhicules, et on se barre de cette rue infernale. Faudra juste faire gaffe en revenant de pas passer par là, se faire allumer deux fois au même endroit ce serait vraiment con.

     

     

    L’objectif est en vue. La dernière rue qu’on a empruntée ressemblait plus à un tas de gravats qu’à une rue, et on a eu quelques difficultés à manœuvrer sur ce terrain difficile.

    La cathédrale est devant nous. L’emmerde, c’est qu’entre nous et la cathédrale, il y a le parvis. Et sur le parvis, y a des mutants. Non, pas simplement « des » mutants. « Enormément » de mutants serait plus juste. Le parvis est rempli d’horreurs qui tambourinent à la grande porte. Pas de doute, il y a bien des gens emprisonnés à l’intérieur, mais ils ne craignent rien : ces portes font plus de 6 tonnes chacune, en chêne massif, indestructible de la part d’une foule en colère ou d’une bande de mutants cons comme des balais.

    Maintenant faut juste trouver un moyen d’entrer, sans se faire repérer par les débiles qui attendent devant. C’est Julien qui nous balance une première idée. S’en suit une foule d’idées plus ou moins idiotes :

    « On peut passer par au dessus, y a des câbles et des grappins sur mon quad.

    -          C’est pas idiot, mais si on se fait choper, on se fera descendre d’une manière ou d’une autre.

    -          Y a l’office de tourisme qu’est proche de la cible, et je crois qu’il y a un passage…

    -          Nan, ça a été bouché il y a quelques années.

    -          Sinon, on peut passer par en dessous, les égouts rejoignent les catacombes.

    -          J’suis sur qu’en dessous de nous y a des mutants encore plus dégueulasses qu’ici. Et des rats. Et ça pue.

    -          Ah, oui, j’oubliais que « Max-la-femmelette » était parmi nous.

    -          Max-la-femmelette va t’en coller une, tu va voir !

    Ça y est, c’est reparti. On a beau être une des meilleures équipes des forces spéciales, on peut pas s’empêcher de se friter. Tel que c’est parti, faudrait un truc vraiment énorme pour que ces cons là arrêtent de se menacer. Et apparemment, c’est entrain de se produire.

    Quelque chose attire mon attention.

    « Les gars… ? »

    Les mutants ne tambourinent plus contre la porte, parce qu’elle vient de s’ouvrir. Ils ne comprennent pas, et moi non plus. Il sort en petit homme en bure noire, paré d’habits de parade, et brandissant un crucifix.

    « Vous croyez que ça peut marcher ? (Max n’a pas l’air très convaincu, et Julien n’en croit apparemment pas ses yeux.) D’un point de vue religieux, c’est des créatures de Satan, du coup… Y a peut être une chance…

    Les mutants regardent sans trop capter ce que l’homme baragouine, probablement du latin, et foncent dessus pour le démembrer. Puis c’est toute la horde qui s’engouffre à l’intérieur de l’édifice.

    On reste là, à regarder, entendant les hurlements de terreur et de douleur des occupants des lieux. Personne ne dit mot pendant une minute.

    Enfin, je prends ma radio.

    « Colonel, mission terminée. On est arrivés trop tard, forces ennemies trop importantes, civils DCD, attendons évacuation. Escouade Ace of Spades, terminé. »

     

    On a du retourner derrière la cathédrale, sur le terrai de sport St Symphorien, ou un hélico nous attendait. Au moment ou on est arrivés, on a reçu des rafales, et Tom, pardon, le 2e classe Vvolf a été touché à la jambe. On ne sait toujours pas contre quoi on a riposté, mais c’était comme des mutants, mais plus grands, plus gros, et armés de flingues étranges. Le 2e classe Vvolf nous a dit de le laisser couvrir notre fuite, l’ennemi arrivant de plusieurs côtés. Il nous a dit par radio que sa blessure n’était pas soignable, une artère était touchée. On a vidé nos chargeurs sur les assaillants jusqu’à ce qu’on ne soit plus à portée, dans l’hélico qui nous rapatriait.   

     

     

       - extrait du premier rapport oral du sergent-chef Timothée « Lumberjack » P.  


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