• Hé, 2 articles pour le prix d'un !

     

     

    6 heures. J’ai dormi 6 heures. Ça ne m’était pas arrivé depuis plus d’un an. En même temps, y avait des bidasses pour m’avertir en cas de danger, ou d’une grosse bestiole.

    De l’autre côté de la rue, le gamin que j’ai amené tout à l’heure dort encore. Doit être quelque chose comme 20heures. Enfin, c’est ce qu’indique ma montre. Mais dans ce monde, tu peux pas te fier à une simple montre. Avec les décalages horaires, je suis même pas sûr que c’est la bonne heure. La nuit commence à tomber. Les mutants vont sortir en nombre. Y en a pas beaucoup la journée parcequ’ils aiment pas la lumière. À la tombée de la nuit, y en a souvent.

     

    Un des bidasses arrive, il a l’air un peu plus rassuré que ses hommes, et plus gradé aussi.

     

    -          Ah ! ça y est vous êtes réveillé ? Tant mieux, je vais avoir besoin de vous.

    Je le regarde. Mais qu’est-ce qu’il va me demander, l’autre ? Qu’est-ce que je vais devoir faire pour sa tronche ?

     

    -          La nuit commence à tomber. Et deux mains de plus ne seront pas de trop. J’ai regardé le radar il y a une minute. Il y a une centaine de mutants qui foncent sur nous. Ces saloperies seront sur nous d’ici un quart d’heure. La bonne nouvelle, c’est qu’on a suffisamment de munition pour tenir mais il nous manque quelqu’un pour manœuvrer le lance-flammes. Vous vous sentez d’attaque ?

    Un lance-flammes. Ce taré a un lance-flammes. Je me lève, toujours sans dire un mot, j’observe l’engin en question, là-bas, à quelques mètres de la porte. Un modèle à poste fixe, rotatif, avec une triple gueule, chargé au napalm. Trente mètres de portée. De quoi envoyer ces mutos en Enfer. Quoique non, on est déjà en Enfer.

     

    Je vois pas très bien le visage du gars qui m’a demandé ça, il est dans l’ombre. Mais je vois qu’il ne sourit pas, son visage, bien que partiellement dans les ténèbres, ne sent pas le traitre.

     

    -          Et pourquoi je ferai ça ? Je pourrai très bien me barrer et vous laisser dans la merde.

    Au tac au tac, il me répond très rapidement :

    -          On a des munitions. Et vous êtes presque à sec. De plus, on a de la bouffe, des médicaments, et du carburant. Plus un équipement high-tech.

    Bon, en temps normal, je me serai barré, mais là, je vais rester. Il a des munitions, et j’en ai besoin.

    -          OK. Mais je veux des munitions avant. Pour pouvoir résister quand on sera débordés. Et va falloir poser des explosifs sur la rue. De la dynamite, ou des trucs plus aie-tec’, comme tu dis. Et si t’as un fusil de précision en stock, je dis pas non. Histoire d’en shooter quelques-uns quand ils arriveront.

    -          On a des Bouncing-Betty, et des claymores, et aussi du C-4.

    -          Pas de C-4. Trop bourrin, trop de dégâts sur la zone, et les retombées seraient trop importantes. Faudra placer les Bettys et les claymores à 15 mètres du mur. Et se grouiller. Il nous reste combien de temps ?

    Le gradé regarde sa montre, soupire un coup, et me répond.

    -          Pas loin de 8 minutes.

    -          Va falloir se bouger alors.

     

     

     

    Pendant 5 minutes, les troufions ont installé les pièges, pendant que je rechargeais. J’ai laissé mon FAMAS sur le tas d’armes du stock, pas assez puissant et une cadence de tir trop peu élevée. Je regarde les armes disponibles, il y a un peu de tout. On dirait que ce stock d’armes est prévu pour alimenter toute une armée. Et elle est dans un petit avant-poste, gardée par juste une poignée de soldats ? Bizarre.

    Donc, quelques armes intéressantes, un joli XM-25, de quoi trouer des mutants géants en un seul coup, mais un peu trop lourd, je perdrai en rapidité. Soudain, une crosse de bois attire mon attention. Un M1 Garand américain, avec une lunette montée dessus. Un fusil utilisé pendant la deuxième guerre mondiale, il y a un paquet d’années, et toujours en fabrication. 8 cartouches, une précision importante, et une portée pouvant aller jusqu'à 1500 mètres. Et surtout, une excellente robustesse. Des munitions en 7.62 mm, donc faciles à trouver.

    Fabriqué en 1936, ce gun a toujours été puissant. Quand je le prends, je me dis que je fais un bon choix.

     

    J’entends un mec qui gueule. Faut croire que les mutos arrivent. Je charge le fusil, je prends quelques cartouches dans ma poche et je monte sur le mur, en me postant à côté du lance-flammes. Quatre militaires sont déjà là, observant l’ennemi à la lunette ou avec des jumelles. Je regarde dans la lunette : une grosse troupe de petits mutants arrive. Ils ont des bâtons, des hachettes avec une roue dentée pour fer de hache, des couteaux. Bon, ça devrait être facile.

    J’observe mieux. Derrière eux, quelque chose. Des gros mutants. 4 à 5 mètres, avec carrément des pare-chocs et des panneaux dans les mains. Ça, ça va poser plus de problèmes.

    J’ajuste ma mire, les premiers sont à une cinquantaine de mètres.

    J’ouvre le feu.

    La balle sort du canon avec une détonation.

    Elle passe entre les ombres du soir, droite, et va s’enfoncer dans le genou d’un mutant, perforant le foie d’un autre derrière lui.

    -          Premier sang !


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  • Ouais, bon, je sais, j'ai pas publié depuis 'achté longtemps, mais j'avais des bonnes raisons. Entre mes orks, mon bts et les gonzesses... pas beaucoup de temps.

    Voila, voila, ça arrive...

     

     

    Deux kilomètres. Il nous a fallut deux putains de kilomètres pour faire ce putain de détour. Pour éviter ces saloperies de zombies. En tout, une heure que le gosse m’a brisé les noix. Tout le temps à vouloir parler, en apprendre plus sur moi, savoir ci, savoir ça… Au détour d’une rue, je l’ai chopé à la gorge. À 20 cm au dessus du sol, les pieds dans le vide, le gamin était rouge, suffocant.

    -          Écoute, gamin… Arrête, je dis bien ARRETE, de me casser les couilles. Sinon, j’aurai une bonne raison valable pour te buter : tu attire les ennemis en parlant.

    Le gamin commence à virer au pourpre.

    Je le repose, il reprend son souffle… et m’envoie un coup de poing dans la face, que j’esquive sans difficulté. La lame de ma machette est sur sa gorge avant que j’y ai pensé. Reflexe.

    -          Dernier avertissement. Si tu me reparle encore sans raison, ou que t’essaie de me cogner, je fais de toi un appât à mutant. Pigé ?

     

    Sans attendre de réponse, je remballe ma lame dans son fourreau, je reprends ma route. La rue visée est à moins de 150 mètres. L’emmerde, c’est qu’entre elle et nous, y a la Place Céres. 50 mètres de terrain à découvert, une statue horrible au centre, six ou sept mètres de haut. Et y a souvent des snipers sur les toits. Cannibales ou pas. On s’en fout. Si tu préviens pas, ils shootent. Et j’ai plus rien pour prévenir. Plus aucune fusée éclairante, et le jeunot non plus. À la limite, y a peut être un moyen, mais il va gueuler.

    -          Gamin, j’ai besoin de toi.

    -          Ah ? le gamin a l’air de sortir d’une sieste, ses yeux s’agrandissent, il a l’air content. Qu’est ce qu’il faut que je fasse ?

    -          T’emballe pas, ça va pas te plaire. Tu traverse la place en courant, sans ton paquetage. Et tu prends une torche.

    Le gamin me regarde comme si je lui avais demandé de se mettre une grenade dans le cul.

    -          Vous tenez vraiment à ce que je meure, c’est ça ?

    -          Nan, si je le voulais, j’aurai fait ça la première fois que j’avais ma lame sur ta gorge. Et je sens l’envie de meurtre qui monte, grouille.

     

    Le gamin pose son sac, son gun, et prend un bâton lumineux. Il le tord, et le machin s’illumine d’un vert fluo super visible de loin.

    -          Je te couvre, et je  tire si je vois du mouvement. Tu cours sans t’arrêter, jusqu'au bout. Si je te dis plonge, tu plonge. Pigé ?

    -          Pigé. J’ai quand même un peu peur.

    -          Mais je suis la pour shooter les gus mal intentionnés qui en voudraient à ton petit cul ! Et je sais viser, j’ai une bonne vue.

    -          C’est bien ce qui m’inquiète, avec votre âge…


    Le gamin part un peu plus tôt que prévu, avec un coup de pied au fion. Quoi, mon âge ?

     

    Le gamin court vite. J’ai le temps de zieuter avec ma lunette les toits. Rien à droite, rien derrière les fenêtres, et rien non plus à gauche. Keud. Bon, et bah il a eu du bol. Je ramasse son paquetage, et je le rejoins vite, pour le retrouver essoufflé, en train de cracher ses poumons. Nan, pas littéralement, mais en train de tousser.

    -          B’alors, gamin, faut faire un peu plus de sport ! que je dis, pour me moquer.

    Il dit rien, me regarde, et regarde en haut, au dessus de ma tète, avec un drôle de regard. D’instinct, je regarde dans sa direction, avec la lunette de mon FAMAS. Sur les toits, toujours rien. Dans les airs, par contre…

    Ils sont deux. Des mutants-aigles. 4 à 5 mètres d’envergure, tournant autour d’un immeuble. A peu prés 200 mètres de distance. On se barre discrètement, pour aller vers la rue.

     

     

    -          Bon, gosse, ça c’est pas trop mal passé, hein ?

    -          Ouais, ça a été.

    A peine qu’il a finit sa phrase qu’on entend une détonation à mi-chemin entre le bruit d’un ressort et d’un tromblon, suivit d’un bourdonnement qui vient perforer la jambe du gamin.

     

    Tous les deux, on se couche sur le moment.

     

    -          Raaaah, ma jambe…

    Le môme serre les dents, en mettant les mains sur sa jambe blessée…

    On est derrière un talus, je peux voir qui nous a tiré dessus : un putain de mutant-orque. Le genre bourrin, encore plus vorace et teigneux que le requin. ‘Chier !

     

    Derrière moi, le gamin gueule en montant ses mains ensanglantées : des petits morceaux de peau s’en détachent.

     Merde.

    Des munitions carnivores.

    Une seule solution contre cette merde. Ça va pas lui plaire.

    -          Jean, t’as des munitions carnivores sur les mains et la jambe. Fout ça sur le sable. Vite !

    Aussitôt, le gosse s’exécute.

    Il gueule.

    Le sable, rien de tel pour choper des maladies. Pis ça fait supra mal sur les plaies.

    Ça a duré que 3 secondes.

    Le temps suffisant pour que le mutant sorte de mon champ de vision. Je regarde partout avec ma lunette. Rien de rien.

    Et puis, j’entends encore la détonation. Je me baisse, le tir passe a dessus de moi,  rapidement mais pas assez pour que je voie pas la d’où ça a été tiré.

    Je me lève, je shoote, un demi chargeur dans cette direction.

     

    Dans le mille. Au moins trois ou quatre balles dans les jambes, plus une dans la tète. Le bestiau est immobilisé, aveugle, furax et encore plus dangereux. Il se débat, essaie de se relever, n’y arrive pas, rampe vers moi pour me bouffer.

    Je sors mon 357. Quand la bestiole voit l’engin, je remarque un nouveau truc dans son œil restant : un truc qui pourrait s’apparenter à de la peur.

    Un bastos dans le crane. Il bouge encore. Un deuxième. La, j’crois qu’on peut dire qu’il est cané. Je ramasse son flingue, un joli modèle d’arme vivante, et je lui fais les poches. Putain, bah mon salaud… l’enfoiré a sur sa carcasse 3 cartouches de cigares. Je les prends avec moi, heureux, et je retourne voir le gamin.

     

    -          Bon. Tu peux marcher ?

    Il fait non de la tète, les yeux pleins de larmes.

    -          N-non…

    -          Bon bah je vais t’aider. Le PC est pas loin.

     

     

    Je le tiens par l’épaule, son bras sur les miennes, on s’avance devant l’entrée. Je gueule un bon coup :

    -          HUMAINS !  NON CANNIBALES ! J’AMENE UN BLESSÉ !

     

    Pas de réponse.

    Je rajoute, tout bas :

    -          Et j’ai de la morphine et de clopes…

    La, la porte s’ouvre, un militaire nous dit d’entrer vite.

    Enfin. On y est. Je vais pouvoir prendre une heure ou deux de repos, des munitions, nouvelles armes, et laisser ici ce gamin chiant.

    Putain.

    Encore une journée comme les autres…


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  • Nouveau roman, youpi! Du trash, du bourrin, avec des influences comme Half Life², Just Cause 2, Braindead, David Gemmel... et plein d'autres.

    Hé, j'vous avais dit que je posterai! J'ai pas trainé, hein ?

     

     

                                                                                                                 Apocalypse

     

     

     

     

    ATTENTION - ATTENTION - ATTENTION – ATTENTION Drrzrt…
    La radio grésille, la voix métallique s'éteint... Une autre voix s'élève, assurée, haletante :
    - C'est bon, j'devrai être en sécurité, pour au moins 3 ou 4 heures. Appel à tous ceux du coin, les mutants ont pénétré les fortifications, les combattants sont morts... Doit m'rester 1 ou 2 chargeur à demi-plein, et un paquet d'explosif... Ici le sniper Lens, matricule THX1138, si vous m'entendez... MERDE!


    Des coups de feu se font entendre, ainsi qu'une explosion, et des râles de douleur...
    -Putain!... *kof, kof* J'en ai eu 2, d'ces salauds! Des putains d'homme-requins mutants, les gros en plus! ... Si vous m'entendez, venez-vous battre! La ville n'est pas condamnée! On peut les avoir! Mais il nous faut des bras! On devrait r'cevoir des munitions et d'la bouffe, d'ici peu.

    Ici le Sniper Lens, s'il y a quelqu'un, RÉPONDEZ!!!

     

    Voila, j’ai entendu ce message il y a une heure. Du coup, j’ai répondu. Mais bon, comme je m’y attendais, personne à répondu. Faut dire aussi que je sais pas depuis quand ce message a été émis. Le gars doit être mort.

    Même avec les meilleures armes du monde, un bon mental, une bonne forme physique, un casse dalle dans le ventre, des munitions et plein de potes pareils derrière, dans cette guerre ça compte pas. Nope. Ce qui compte, c’est se planquer, faire gaffe aux ennemis et aux pillards, avoir un chargeur plein, et surtout, avoir de la chance. Après, avoir du muscle, pas faim, un gros gun, et être prêt mentalement c’est pas mal non plus. Ça aide un peu.

     En groupe, généralement on survit pas longtemps. Bon si on est 3 ou 4, encore la ça va, mais faut avancer tout le temps, jamais rester plus de 2 heures à un même endroit, ne jamais défourailler au premier ennemi, le laisser passer si il nous voit pas.

    Ah ouais, tiens l’ennemi. Parlons-en de celui la. Il est pas humain. Il est arrivé d’on sait pas trop où. Ni comment. C’que je peux vous dire, c’est qu’on a appelé ça les Mutants. Parce qu’ils sont difformes, comme des humains, mais évolués n’importe comment, ‘voyez ? La plupart sont à taille humaine, avec un membre en plus, voire une tète de plus, ça  permet de regarder ailleurs pendant que ça bouffe. Y en a qui peuvent aller jusqu'à 4-5 mètres, l’genre brise noix, ceux la. Et enfin, y a les mutants animaux. Requin, fauves, aigles, insectes, bref tu prends n’importe laquelle de ces bestioles et tu la customise pour en faire un truc vaguement humain, dangereux, plus ou moins intelligent, coriace, teigneux… une vraie saloperie. Et biens sure, bien résistante. Enfin, pas assez pour résister à un bastos en pleine poire !

    Ah pis tiens, l’apocalypse a eu lieu. ‘Fin, c’est entrain de se produire. Ouais, comme tu te l’imagine, séismes, pluies de météorites, tempêtes acides, volcans qui poussent, zombies, mutants et autres bestioles à la wanégen… c’est la merde quoi. ON… est dans la merde. Et ça fait pas loin de 23 ans que l’Apocalypse est la.

    ‘Fin, l’Apocalypse, Armageddon, Fin des Temps, Fin du Monde, t’appelle ça comme tu veux. Y en a qui pensaient qu’ça arriverait vers fin 2012, ils se sont plantés, c’est arrivé quelques années plus tard. En 2012, les seuls trucs craignos qui sont arrivés, c’est la réélection d’un petit mec au pouvoir, une vague d’émeutes qui a tourné en guerre civile en Europe, et l’apparition d’une grippe du poisson. Pour le coup, en comparaison d’aujourd’hui, c’était de la pisse de chat.

    Tout ça pour te dire, gamin, que si t’es nouveau ici, fais gaffe à ton cul. Dans l’coin, soit tu finis dans le ventre d’une bestiole ou d’un pillard, soit les trippes à l’air, soit crevé à cause du temps de merde. Ça te bouffe tout, y compris la peau…

    Perso, moi, ça fait 19 piges que j’baroude dans l’coin, j’suis prêt à t’filer un coup de main. Si t’as des clopes, bien sur.

     

     

     

     

     

     

     

    UN peu plus loin sur le message, le type disait qu’il était au point 1-8-4 NW 429, dans un poste avancé. Du coup, ça correspondait plus ou moins à la rue du Clou dans le fer. Merde. Le centre ville. Généralement, dans le centre ville, y a beaucoup d’ennemis. Des gros surtouts. Mais bon, comme j’ai besoin de munitions, j’y vais.

    Bon, j’ai quelques armes, toutes avec un silencieux : pas envie de me faire dézinguer ou repérer. Un FAMAS sur lequel j’ai mis une lunette, un M16A4 « récupéré » sur le cadavre d’un marine y a 2 mois, et un 357 Magnum. Pas de silencieux celui-là, mais généralement l’ennemi se barre quand tu sors ce truc. Un bastos suffit pour n’importe quelle bestiole.

    Il me reste 3 balles dans le barillet, une ou deux balles qui trainent au fond de ma poche, plus 2 chargeurs pleins pour mon FAMAS, keud’ pour mon M16. Et ma machette branloche un peu, faudra que j’en récupère une autre.

    Bon. Je suis à environ 800 mètres de cette rue, dans ce qui reste de l’ancienne bibliothèque Herrah. Plus de livres, plus de toit, mais des murs épais. 2 jours que je crèche la. L’ancien locataire a laissé des provisions avant de se faire bouffer par 5 zombies. Ils étaient en plein casse croute quand j’suis arrivé. Ce mec était prévoyant, sauf pour les armes. Rien qu’un couteau rouillé. C’est la que j’ai à moitié cassé ma machette en fracassant un zombie.

    Je monte les quelques marches de l’ancien escalier, pour avoir une vue dégagée sur la rue. Bon, à première vue, ça à  l’air calme. Je m’en fumerai bien une avant de partir, tiens. Nan, j’suis à court depuis une semaine, ce qui me fout la haine. Si jamais j’croise un mutant, ça va chier pour sa gueule.

    Je descends dans la rue, discretos, me planquant derrière les carcasses calcinées, faisant gaffe de pas me ramasser en butant sur une caillasse, pro quoi.

    Tout va bien. J’ai parcouru un peu plus de 200 mètres tranquillement quand un truc attire mon attention : en hauteur, du mouvement. Rapidement, je m’accroupis, j’ai ma mire derrière moi, à gauche, à droite, et je reviens en haut. Je zieute dans la lunette, et je vois… dans une chambre dont un mur entier est tombé, un zombie. Plusieurs. Et une fille, 19, 20 ans, pas plus. Jolie, blonde, yeux verts. Elle a l’air bloquée. Elle va pas s’en sortir. Soit elle saute, soit elle se fait bouffer. Elle essaie d’attaquer les tas de chair putréfiée, avec un bâton dont le bout se termine par un couteau. Pas con pour l’arme, mais pas utile contre une douzaine de zombies. Elle a réussi à en planter un, mais son arme reste en travers du mort-vivant. Elle ne peut plus le récupérer, et elle se fait mordre. Idiote. Elle finit par repousser le zombie, et se jeter dans la rue. Sa tête heurte le sol dans un bruit assez dégueu, ça fait de la cervelle partout. Je m’approche du macchabé encore frais pour lui faire les poches, et je trouve un paquet de clopes. Chouette ! Pas mes préférées, mais c’est toujours ça de pris. Et elle a aussi des mouchoirs de papier propres. À certains endroits de la ville, ça vaut une fortune. Je récupère aussi une mèche de cheveux, ça éloigne les hyènes-mutants. Je repars aussi sec, en m’en allumant une, toujours aussi furtivement.

    C’est vrai, j’aurai pu l’aider, gâcher des munitions sur des zombies pour sauver une gonzesse qui m’aurait surement poignardé cette nuit. Dans ce monde, c’est chacun pour sa gueule. Après 48 années dont 19 d’horreurs, je m’y suis habitué.

    Je laisse doucement la fumée circuler dans mes poumons, savourant cette cigarette comme si c’était la dernière que je fumais, comme à chaque fois. Une clope. Ça me rappelle quand y en avait partout, avant, quand j’étais jeune. Y a… longtemps.
    Non.

     Cette époque est loin derrière moi. Je me refocalise sur le temps présent. Laisser son esprit vagabonder en marchant dans une rue, aujourd’hui, c’est plus ou moins de la folie.

    Toujours silencieusement, je continue ma route, en prenant garde à ne pas trop marcher sur les métaux, déchets, plaques métalliques, ou poignées de douilles qui constellent la rue. Bouger en silence, c’est ce qui m’a permis de survivre. Ça et des armes chargées, entretenues et toujours opérationnelles. Et j’ai jamais été bidasse ! J’ai tout appris sur le tas. J’apprends plutôt vite. Ça m’a permis de rester en vie, non sans récolter de belles balafres.

    Ça va plutôt bien, j’ai parcouru plus des trois quarts du chemin quand je m’aperçois d’un truc que j’aurai du remarquer il y a plusieurs secondes… ça va trop bien. Pas de mouvement sur la route, rien derrière moi. En haut, sur les hauteurs, rien. Plus loin en haut, dans le ciel, keud’. Pourtant… je flaire un truc pas net.


    Doucement, je pose mes fusils à terre, ainsi que ma machette, mon 357 et mon sac. J’ouvre doucement mon grand imper, que je dépose aussi à terre, devant mes armes. Je mets alors mes mains derrière ma tête, dans mes cheveux, sur une petite lame cachée pour éviter les problèmes comme ceux la. Je lance au mec (surement pas plusieurs) planqué :

    -          Mec, je cherche pas la castagne. Montre-toi. On peut commercer, si ca t’dis. Mais me flingue pas. Le bruit attirera au minimum 50 zombies.

     

     

    Pas de bruit pendant une quinzaine de secondes. Je reprends la parole.

    -          Et j’ai des clopes

     

    Du mouvement, à quelques mètres derrière moi. Le gars s’avance, en me pointant de son fusil.

    -          Retourne-toi ! qu’il me dit, comme s’il parlait à un chien.

    Moi, je dis rien. Le gars se rapproche un peu, insiste, m’ordonne de me retourner, arme son bras pour me filer un coup de crosse, mais il a apparemment pas prévu que j’allais me baisser, lui choper le bras et le mettre ma lame sous la gorge.

    Ce type a la vingtaine, barbe brune, une demie cagoule sur le visage, un fusil d’assaut AK-74U, flambant neuf, que je vais récupérer si il me donne pas très vite une bonne raison de pas le buter tout de suite.

     

    -          ça fait combien de temps que tu me suis, que je lui dis, en appuyant un peu ma lame sur sa jugulaire.

    -          Arrghh… tr… trois minutes… j’t’avais dans mon viseur… mais quand t’as commencé à t’désaper… j’ai pas compris…

    -          Gamin, y a rien à comprendre. Je vais retirer ma lame de ta gorge, mais avant, tu vas lâcher ton fusil. À 3. 1, 2, 3.

     

     Le gosse lâche son fusil par terre, je retire ma lame, et il reprend son souffle. Tranquillement, je remets mes affaires, tout en écartant le fusil du pied, hors de sa portée. C’est la que je remarque son insigne sur l’épaule : un crâne humain barré de deux croix rouges renversées. La milice Antin Mutant. D’habitude, ils visent pas les vieux comme moi.

     

    -          Déserteur ? Ouais, nan, t’as pas l’air assez futé pour ça. Alors ? Tu t’es paumé ? Vu ton âge, ça m’étonne pas. Pis r’tire ta cagoule, que je lui dis.

    Le gosse retire sa cagoule, révélant un tatouage tribal qui lui parcoure le front jusqu’au nez.

    -          J’me suis perdu. Ça fait trois jours que je marche, j’ai atteins ce quartier ce matin.

    -          Et d’où tu viens ? ça fait longtemps qu’on voit plus de jeunes ! Y a encore des bunkers souterrains ? ‘Vrais nids à merde, ces saloperies !

    -          Nan. J’ai été parachuté y a une semaine. Je suis soldat de la garde suisse.

    -          Ah ouais, parait que c’est eux qui commandent, maintenant. La montagne. Trop longtemps que je l’ai quitté. Bon, écoute, gamin, j’adorerai taper la discute avec toi, mais j’ai du chemin.

    -          Ah ? Vous allez ou ?

    La, le gosse commençait à me faire chier.

    -          Bon, tu commence à me les briser. Je vais plus loin dans le centre ville, y a un taré qu’a encore un PC, avec des munitions…

    -          Heu… vous pouvez m’emmener ?

     

    Oh putain. Nan. Jamais pu blairer la compagnie. Surtout un jeune. Je sens que si j’accepte, je vais le regretter. Mais il a surement des trucs intéressants sur lui. Et, surtout, première rège quand on est humain non cannibale : ne pas tuer un autre humain sans raison valable.

     

    -          T’as de quoi payer, gamin ?

    -          Heu, j’ai… je le vois farfouiller dans les poches de son treillis à peine couvert de poussière. J’ai des dollars et des euros.

    La je le regarde bizarrement. Puis je pars dans un fou rire incontrôlable. Après m’être calmé, et sous son regard inquiet, je lui réponds.

     

    -          Écoute, gosse, le fric vaut plus rien du tout en ville. Les billets servent plus à se torcher qu’autre chose. Nan, ce qui importe, en termes de monnaie aujourd’hui, c’est les clopes, les munitions, les armes, la bouffe, les médocs, et la drogue. Pour t’amener la ou je vais, ça fera… au moins ton joli fusil…

    -          Hein ? Vous rigolez ?

    -          Bon, tu fais chier, arrête de me dire vous. Et si t’es pas content, propose autre chose, au alors casse toi.

    -          Heu… j’ai des amphet’, et de la morphine. Et trois paquets de Red Smoke…

    -          Ok. Je prends la morphine, ça suffira. On en trouve plus beaucoup, et c’est toujours utile. Allez, amène toi, on va pas coucher la. Par contre, on va devoir faire un détour, notre petite réunion a ameuté des zombies. Let’s go !

    -          Merci, m’sieur ! Au fait, moi, c’est Jean ! Et vous ?

     

    Putain, ça y est, je regrette déjà.


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  • Les nains ravageaient l'ennemi avec férocité, Armanor devant, sa troupe derrière, à plus de dix pas. L'ennemi venait de tous les côtés, toujours supérieur en nombre, en taille, toujours plus armés... mais Armanor ripostait, encore, et encore.

    À un moment, Armanor trancha un humain de belle taille qui venait dans son dos, quand il remarqua que ses adversaires avaient formé un rang entre lui et ses compagnons. La stratégie humaine était simple : priver la compagnie de son chef pour la démoraliser. Simple, mais pas honorable, pensa le fier nain. <<Si ils veulent combattre sans honneur, autant frapper fort...>>

    Armanor feinta de s'écrouler après avoir reçu un coup de masse sur la tête, pour se saisir d'un bouclier adverses de retirer le fer de sa hache, révélant un petit compartiment qui contenait une petite fiole dans laquelle brillait un liquide jaune et vert... <<Ces glaires de dragon cuivré m'ont couté cher, mais ça vaut le coup de les utiliser.>>

    Le chef nain jeta alors la fiole aux pieds de ses opposants, et leva son bouclier du mieux qu'il put. La fiole roula entre les jambes et finit par se casser en rencontrant un coup de pied rageur, à 5 ou 6 pas d'Armanor.

    Une formidable explosion retentie dans la galerie, vaporisant instantanément la matière vivante à trois pas, et brulant les alentours, creusant un passage dans les rangs adverses, nettoyant le sol des cadavres, faisant fondre les armes tombées au sol, noircissant la pierre.

     

    Pour l’armée humaine, c’en était trop. Les nains étaient tellement moins, mais nombre d’humains avaient trépassés, aussi prirent-ils la fuite. Le Roi Nain se releva, laissa tomber le bouclier dont le mithril était encore rouge. Son armure fumait, il était en sueur, sa barbe avait quelque peu grillée, mais il était entier. Il attendit que tous ses compagnons soient à ses côtés, et demanda ou en était l’avancée naine.

    - C’est le dernier couloir avant le maître. Nous ne devrions plus avoir de problèmes majeurs maintenant que les humains ont fui. Par contre…

    Llanor gifla son frère.

    -          La prochaine fois que tu nous balance une glaire de Dragon, je te tue ! Même si t’es le roi. J’reste ton grand frangin, t’as pas le droit de mourir avant moi !

    Armanor le regarda.

    -          Aie ! C’est pas parce que tu es mon grand frère que t’as le droit de m’en coller une. Et c’est moi l’chef, j’fais c’que j’veux ! Ah tiens, à propos de Dragons, on n’en avait pas…

    Armanor ne termina pas sa phrase. Un hurlement rauque et strident à glacer le sang inonda tout le long couloir. Enfin, du sans humain, bien sur. Aucun des nains ne ressentit la moindre frayeur, juste une excitation à l’approche d’une baston qui s’annonçait mé-mo-rable…

    -          Et bah tiens… quand on parle du loup… Bon, on s’est assez fait chier, on y va ! Ce soir, soit nous dînerons au Walhalla, soit nous dînerons en mangeant ce gros lézard à la con ! CHARGEZ !

     

     

    Dans son grand bureau meublé, Charles-Xavier de MontenBrume travaillait, remplissant feuilles de paies, signant les formulaires de fournitures, les nouvelles avancées du jour, les objectifs du mois… Il était habillé, comme à son habitude, d’un costume trois pièces noir, et avait des lunettes en demi-lune sur le nez. La pièce ou il était meublée dans un style napoléonien, un grand bureau de bois massif, des sièges en cuir, un placard à whiskies en bois et en pierre taillée. Les murs étaient couverts de grands tableaux représentant des hommes impressionnants et charismatiques. Dans la cheminée imposante faisant partie intégrante du mur qui était face au bureau brûlait un grand feu. É l’opposée se trouvait une massive porte de cuivre, de bois, d’adamantine et d’autre métaux précieux.  Sur le bureau, une lampe à huile brillait assez pour permettre  au petit homme de lire un rapport datant d’une heure à peine. A priori, les employés étaient partis trop tôt…

    Il y eu un bruit sourd. La porte sembla bouger un peu.

    Un second bruit, plus fort que le premier, fit trembler la porte. Charles-Xavier sorti à peine de sa concentration habituelle.

    Dans un bruit énorme, une tête de dragon de plusieurs mètres traversa la grande porte métallique pour s’arrêter devant le bureau de bois.

    Armanor sorti de sa gueule, tenant encore son marteau dans une main et un morceau de cervelle dans l’autre.

    -          Monsieur, je viens demander un rendez-vous.

    -          Armanor. Arrêtez de jouer à ça, dit le petit homme en le regardant droit dans les yeux. Dites ce que vous voulez.

    -          En temps que représentant syndical, et au nom de mes camarades, je dois vous signifier nos revendications. Si vous les refusez, nous continuerons d’avancer vers le bureau du patron.

    -          Bon. Et que voulez-vous ?

    -          Et bien… Dans les mines, on a pas grand chose à faire, mis à part regarder la télé… du coup, on voudrait aussi travailler le samedi.

    -          C’est pour ça que vous faîtes tout ce cirque ? demanda Charles-Xavier, étonné, se dressant afin de regarder le nain de haut. Et bien, d’accord. Vous travaillerez aussi le samedi.

    -          Merci, monsieur. Puis, s’adressant à ses camarades : On a gagné, les gars ! On va aussi bosser le samedi !

     

     

    Oui, je sais, j'ai pas fait de MAJ depusi 'achement longtemps, mais j'étais occupé. AU moins vous avez la fin de la nouvelle, z'étes pas contents?


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  • La clameur de 95 nains fit trembler les murs. À une centaine de mètres de la, après plusieurs salles et couloirs, la Légion de la Forteresse Noire attendait, plus tellement sure de la victoire...

    Les Nains avaient investi prés de la moitié de la forteresse en moins de deux semaines, avec seulement 150 guerriers, la ou les innombrables gobelins, les féroces kobolds et même les orcs avaient échoués... La Forteresse Noire avait tenu bon. Mais cette fois-ci... la fière Légion de la Forteresse chiait dans son froc.

     

     

    Les nains marchaient, leur chef devant, brandissant l'arme de légende. Leur marche était ordonnée, les guerriers disciplinés, tous ne pensaient qu'a un objectif : atteindre la Porte de Bronze, derrière laquelle se tenait le Maitre de la Forteresse. Armanor s'arreta, conscient d'etre asser proche de la Légion de la Forteresse pour pouvoir être entendu.

    • Humains ! Je serai direct : laissez nous passer. Et vous éviterez de mourir, inutilement. Moi, Armanor l'Endurant, promet de vous laisser vivre si vous déposez les armes.

    La réponse ne se fit pas attendre. Un homme assez grand vint et s'arreta à une douzaine de mètres devant le Chef nain.

    • Je suis Théoswald, le contremaitre. Sachez que jamais, vous entendez, JAMAIS nous ne faillirons devant vous! Jamais nous ne déposerons jamais les armes devant vous. Ce serait plutôt à vous de déposer les armes. Nous sommes plus de quatre fois supérieur en nombre, mieux armés, mieux disciplinés, et plus intelligents, que vous ne le serez jamais!

    À ces mots, plusieurs soldats sans armes coururent vers les nains, en hurlant « Non, nous nous rendons! », tandis que le teint du contremaitre commençait à virer au pourpre...

    En souriant, Armanor du parler fort, au dessus des rires de ses guerriers.

    • Plus intelligents, faut voir. Ceux qui viennent de passer sont surement les plus intelligents d'entre vous : ils ont compris que vous étiez perdus. Mais pour ce qui est des amres...

    Un coup de feu retentit.

    Le contremaitre tomba à terre.

    L'auteur du tir s'excusa :

    • Jamais pu blairer les mecs qui traite les nains de cons.

    Armanor regarda le combattant, cessa de sourire, et ordonna que tous se taisent.

    • Bon. Sur ces belles paroles, allons-y. Pour les Forges de Duretrogne ! Écrasons les!

    Prés d'une centaine de nains se ruèrent en direction de l'adversaire, avec fureur et envie d'en découdre.

    Ils n'étaient encore qu'à une trentaine de mètres quand le chef humain ennemi donna l'ordre de lever les boucliers et les piques.

    Plus qu'une vingtaine de mètres, Armanor vit les piques levés et s'arreta, intimant à sa troupe de faire de même. Il ordonna alors aux mages de s'avancer.

    • Visez moi ces cons! Qu'est-ce que vous avez en réserve comme sorts offensifs?

    Le mage qui avait l'air le plus vieux, à en juger par sa barbe rousse striée de gris, prit la parole.

    • Dans cet espage clos, il faudrait une boule de feu... une grosse!

    • Et tu sais en faire, des grosses? demanda le Roi Nain.

    • Sire, j'ai plus de deux fois ton âge, et j'ai assez vécu pour pouvoir te tutoyer – Armanor acquiesça pas un « mouais... » - donc oui, je peux facilement faire un boule de feu.

    Le mage psalmodia une formule oubliée, avec une voix étrange, « Fayeur Ynn ZeHolle ! !», et de son bâton dressé vers les rangs adverses une formation gazeuse apparu. Le maitre-mage l'enflamma de sa pipe en terre cuite, et la boule de feu commença à grandir. Quand elle atteignit 3 mètres de lage, il l'envoya dans les boucliers ennemis.

    Armanor regarda le résultat : prés de 30 guerriers humains avaient été rotis, et la moitié projetés sur leurs camarades.

    • Ah ouais. Quand même. Bon, et bien...maintenant on peut foncer. EN AVANT !

    Les nains se remirent à courir, et se jetèrent dans la mélée, achevant, étripant, écrasant, hachant l'ennemi qui essayait de riposter.


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