• Apocalypse Partie.2

    Ouais, bon, je sais, j'ai pas publié depuis 'achté longtemps, mais j'avais des bonnes raisons. Entre mes orks, mon bts et les gonzesses... pas beaucoup de temps.

    Voila, voila, ça arrive...

     

     

    Deux kilomètres. Il nous a fallut deux putains de kilomètres pour faire ce putain de détour. Pour éviter ces saloperies de zombies. En tout, une heure que le gosse m’a brisé les noix. Tout le temps à vouloir parler, en apprendre plus sur moi, savoir ci, savoir ça… Au détour d’une rue, je l’ai chopé à la gorge. À 20 cm au dessus du sol, les pieds dans le vide, le gamin était rouge, suffocant.

    -          Écoute, gamin… Arrête, je dis bien ARRETE, de me casser les couilles. Sinon, j’aurai une bonne raison valable pour te buter : tu attire les ennemis en parlant.

    Le gamin commence à virer au pourpre.

    Je le repose, il reprend son souffle… et m’envoie un coup de poing dans la face, que j’esquive sans difficulté. La lame de ma machette est sur sa gorge avant que j’y ai pensé. Reflexe.

    -          Dernier avertissement. Si tu me reparle encore sans raison, ou que t’essaie de me cogner, je fais de toi un appât à mutant. Pigé ?

     

    Sans attendre de réponse, je remballe ma lame dans son fourreau, je reprends ma route. La rue visée est à moins de 150 mètres. L’emmerde, c’est qu’entre elle et nous, y a la Place Céres. 50 mètres de terrain à découvert, une statue horrible au centre, six ou sept mètres de haut. Et y a souvent des snipers sur les toits. Cannibales ou pas. On s’en fout. Si tu préviens pas, ils shootent. Et j’ai plus rien pour prévenir. Plus aucune fusée éclairante, et le jeunot non plus. À la limite, y a peut être un moyen, mais il va gueuler.

    -          Gamin, j’ai besoin de toi.

    -          Ah ? le gamin a l’air de sortir d’une sieste, ses yeux s’agrandissent, il a l’air content. Qu’est ce qu’il faut que je fasse ?

    -          T’emballe pas, ça va pas te plaire. Tu traverse la place en courant, sans ton paquetage. Et tu prends une torche.

    Le gamin me regarde comme si je lui avais demandé de se mettre une grenade dans le cul.

    -          Vous tenez vraiment à ce que je meure, c’est ça ?

    -          Nan, si je le voulais, j’aurai fait ça la première fois que j’avais ma lame sur ta gorge. Et je sens l’envie de meurtre qui monte, grouille.

     

    Le gamin pose son sac, son gun, et prend un bâton lumineux. Il le tord, et le machin s’illumine d’un vert fluo super visible de loin.

    -          Je te couvre, et je  tire si je vois du mouvement. Tu cours sans t’arrêter, jusqu'au bout. Si je te dis plonge, tu plonge. Pigé ?

    -          Pigé. J’ai quand même un peu peur.

    -          Mais je suis la pour shooter les gus mal intentionnés qui en voudraient à ton petit cul ! Et je sais viser, j’ai une bonne vue.

    -          C’est bien ce qui m’inquiète, avec votre âge…


    Le gamin part un peu plus tôt que prévu, avec un coup de pied au fion. Quoi, mon âge ?

     

    Le gamin court vite. J’ai le temps de zieuter avec ma lunette les toits. Rien à droite, rien derrière les fenêtres, et rien non plus à gauche. Keud. Bon, et bah il a eu du bol. Je ramasse son paquetage, et je le rejoins vite, pour le retrouver essoufflé, en train de cracher ses poumons. Nan, pas littéralement, mais en train de tousser.

    -          B’alors, gamin, faut faire un peu plus de sport ! que je dis, pour me moquer.

    Il dit rien, me regarde, et regarde en haut, au dessus de ma tète, avec un drôle de regard. D’instinct, je regarde dans sa direction, avec la lunette de mon FAMAS. Sur les toits, toujours rien. Dans les airs, par contre…

    Ils sont deux. Des mutants-aigles. 4 à 5 mètres d’envergure, tournant autour d’un immeuble. A peu prés 200 mètres de distance. On se barre discrètement, pour aller vers la rue.

     

     

    -          Bon, gosse, ça c’est pas trop mal passé, hein ?

    -          Ouais, ça a été.

    A peine qu’il a finit sa phrase qu’on entend une détonation à mi-chemin entre le bruit d’un ressort et d’un tromblon, suivit d’un bourdonnement qui vient perforer la jambe du gamin.

     

    Tous les deux, on se couche sur le moment.

     

    -          Raaaah, ma jambe…

    Le môme serre les dents, en mettant les mains sur sa jambe blessée…

    On est derrière un talus, je peux voir qui nous a tiré dessus : un putain de mutant-orque. Le genre bourrin, encore plus vorace et teigneux que le requin. ‘Chier !

     

    Derrière moi, le gamin gueule en montant ses mains ensanglantées : des petits morceaux de peau s’en détachent.

     Merde.

    Des munitions carnivores.

    Une seule solution contre cette merde. Ça va pas lui plaire.

    -          Jean, t’as des munitions carnivores sur les mains et la jambe. Fout ça sur le sable. Vite !

    Aussitôt, le gosse s’exécute.

    Il gueule.

    Le sable, rien de tel pour choper des maladies. Pis ça fait supra mal sur les plaies.

    Ça a duré que 3 secondes.

    Le temps suffisant pour que le mutant sorte de mon champ de vision. Je regarde partout avec ma lunette. Rien de rien.

    Et puis, j’entends encore la détonation. Je me baisse, le tir passe a dessus de moi,  rapidement mais pas assez pour que je voie pas la d’où ça a été tiré.

    Je me lève, je shoote, un demi chargeur dans cette direction.

     

    Dans le mille. Au moins trois ou quatre balles dans les jambes, plus une dans la tète. Le bestiau est immobilisé, aveugle, furax et encore plus dangereux. Il se débat, essaie de se relever, n’y arrive pas, rampe vers moi pour me bouffer.

    Je sors mon 357. Quand la bestiole voit l’engin, je remarque un nouveau truc dans son œil restant : un truc qui pourrait s’apparenter à de la peur.

    Un bastos dans le crane. Il bouge encore. Un deuxième. La, j’crois qu’on peut dire qu’il est cané. Je ramasse son flingue, un joli modèle d’arme vivante, et je lui fais les poches. Putain, bah mon salaud… l’enfoiré a sur sa carcasse 3 cartouches de cigares. Je les prends avec moi, heureux, et je retourne voir le gamin.

     

    -          Bon. Tu peux marcher ?

    Il fait non de la tète, les yeux pleins de larmes.

    -          N-non…

    -          Bon bah je vais t’aider. Le PC est pas loin.

     

     

    Je le tiens par l’épaule, son bras sur les miennes, on s’avance devant l’entrée. Je gueule un bon coup :

    -          HUMAINS !  NON CANNIBALES ! J’AMENE UN BLESSÉ !

     

    Pas de réponse.

    Je rajoute, tout bas :

    -          Et j’ai de la morphine et de clopes…

    La, la porte s’ouvre, un militaire nous dit d’entrer vite.

    Enfin. On y est. Je vais pouvoir prendre une heure ou deux de repos, des munitions, nouvelles armes, et laisser ici ce gamin chiant.

    Putain.

    Encore une journée comme les autres…


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