• Apocalypse P.3

    Hé, 2 articles pour le prix d'un !

     

     

    6 heures. J’ai dormi 6 heures. Ça ne m’était pas arrivé depuis plus d’un an. En même temps, y avait des bidasses pour m’avertir en cas de danger, ou d’une grosse bestiole.

    De l’autre côté de la rue, le gamin que j’ai amené tout à l’heure dort encore. Doit être quelque chose comme 20heures. Enfin, c’est ce qu’indique ma montre. Mais dans ce monde, tu peux pas te fier à une simple montre. Avec les décalages horaires, je suis même pas sûr que c’est la bonne heure. La nuit commence à tomber. Les mutants vont sortir en nombre. Y en a pas beaucoup la journée parcequ’ils aiment pas la lumière. À la tombée de la nuit, y en a souvent.

     

    Un des bidasses arrive, il a l’air un peu plus rassuré que ses hommes, et plus gradé aussi.

     

    -          Ah ! ça y est vous êtes réveillé ? Tant mieux, je vais avoir besoin de vous.

    Je le regarde. Mais qu’est-ce qu’il va me demander, l’autre ? Qu’est-ce que je vais devoir faire pour sa tronche ?

     

    -          La nuit commence à tomber. Et deux mains de plus ne seront pas de trop. J’ai regardé le radar il y a une minute. Il y a une centaine de mutants qui foncent sur nous. Ces saloperies seront sur nous d’ici un quart d’heure. La bonne nouvelle, c’est qu’on a suffisamment de munition pour tenir mais il nous manque quelqu’un pour manœuvrer le lance-flammes. Vous vous sentez d’attaque ?

    Un lance-flammes. Ce taré a un lance-flammes. Je me lève, toujours sans dire un mot, j’observe l’engin en question, là-bas, à quelques mètres de la porte. Un modèle à poste fixe, rotatif, avec une triple gueule, chargé au napalm. Trente mètres de portée. De quoi envoyer ces mutos en Enfer. Quoique non, on est déjà en Enfer.

     

    Je vois pas très bien le visage du gars qui m’a demandé ça, il est dans l’ombre. Mais je vois qu’il ne sourit pas, son visage, bien que partiellement dans les ténèbres, ne sent pas le traitre.

     

    -          Et pourquoi je ferai ça ? Je pourrai très bien me barrer et vous laisser dans la merde.

    Au tac au tac, il me répond très rapidement :

    -          On a des munitions. Et vous êtes presque à sec. De plus, on a de la bouffe, des médicaments, et du carburant. Plus un équipement high-tech.

    Bon, en temps normal, je me serai barré, mais là, je vais rester. Il a des munitions, et j’en ai besoin.

    -          OK. Mais je veux des munitions avant. Pour pouvoir résister quand on sera débordés. Et va falloir poser des explosifs sur la rue. De la dynamite, ou des trucs plus aie-tec’, comme tu dis. Et si t’as un fusil de précision en stock, je dis pas non. Histoire d’en shooter quelques-uns quand ils arriveront.

    -          On a des Bouncing-Betty, et des claymores, et aussi du C-4.

    -          Pas de C-4. Trop bourrin, trop de dégâts sur la zone, et les retombées seraient trop importantes. Faudra placer les Bettys et les claymores à 15 mètres du mur. Et se grouiller. Il nous reste combien de temps ?

    Le gradé regarde sa montre, soupire un coup, et me répond.

    -          Pas loin de 8 minutes.

    -          Va falloir se bouger alors.

     

     

     

    Pendant 5 minutes, les troufions ont installé les pièges, pendant que je rechargeais. J’ai laissé mon FAMAS sur le tas d’armes du stock, pas assez puissant et une cadence de tir trop peu élevée. Je regarde les armes disponibles, il y a un peu de tout. On dirait que ce stock d’armes est prévu pour alimenter toute une armée. Et elle est dans un petit avant-poste, gardée par juste une poignée de soldats ? Bizarre.

    Donc, quelques armes intéressantes, un joli XM-25, de quoi trouer des mutants géants en un seul coup, mais un peu trop lourd, je perdrai en rapidité. Soudain, une crosse de bois attire mon attention. Un M1 Garand américain, avec une lunette montée dessus. Un fusil utilisé pendant la deuxième guerre mondiale, il y a un paquet d’années, et toujours en fabrication. 8 cartouches, une précision importante, et une portée pouvant aller jusqu'à 1500 mètres. Et surtout, une excellente robustesse. Des munitions en 7.62 mm, donc faciles à trouver.

    Fabriqué en 1936, ce gun a toujours été puissant. Quand je le prends, je me dis que je fais un bon choix.

     

    J’entends un mec qui gueule. Faut croire que les mutos arrivent. Je charge le fusil, je prends quelques cartouches dans ma poche et je monte sur le mur, en me postant à côté du lance-flammes. Quatre militaires sont déjà là, observant l’ennemi à la lunette ou avec des jumelles. Je regarde dans la lunette : une grosse troupe de petits mutants arrive. Ils ont des bâtons, des hachettes avec une roue dentée pour fer de hache, des couteaux. Bon, ça devrait être facile.

    J’observe mieux. Derrière eux, quelque chose. Des gros mutants. 4 à 5 mètres, avec carrément des pare-chocs et des panneaux dans les mains. Ça, ça va poser plus de problèmes.

    J’ajuste ma mire, les premiers sont à une cinquantaine de mètres.

    J’ouvre le feu.

    La balle sort du canon avec une détonation.

    Elle passe entre les ombres du soir, droite, et va s’enfoncer dans le genou d’un mutant, perforant le foie d’un autre derrière lui.

    -          Premier sang !


  • Commentaires

    1
    Yumi
    Jeudi 20 Septembre 2012 à 19:41
    La suite, la suite, la suiiiiiiite ! Et quand ça sera fini : une autre, une autre, une autre !!! ;)
    2
    Yumi
    Jeudi 20 Septembre 2012 à 19:41
    La suite, la suite, la suiiiiiiite ! Et quand ça sera fini : une autre, une autre, une autre !!! ;)
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