• Apocalypse - Nouvelle 5

    Nouvelle en approche. Je sais, j'écris pas souvent. Mais celle ci vaut le coup.

    Les "------------"  c'est des noms que j'ai pas encore trouvé. Je demanderai au gars sur qui j'écris la nouvelle de me filer 3 noms d'ici... Quelques temps. Prochain épisode dans... boah. Quelques temps.

     

     

     

     

    Reims,

    Apocalypse + 24 jours

    11h37

     

    C’est le début de la Fin. C’est les mutants qui sont arrivés au début, ils ont fait un carnage dans les rues, les gens étaient descendus voir les météorites écrasées dans les rues, et le volcan qui avait poussé au milieu du Parc de Champagne. Des dizaines de petits mutants qui ont massacré des gens terrifiés, hommes, femmes, enfants, pas de distinctions.

    Les Halles du Boulingrin, fraichement refaites, est notre cible. Remplies d’une trentaine de civils apeurés, on a capté le signal de leur radio hier après-midi. Notre mission est simple : sécuriser le parking devant les Halles pour permettre à un transport aérien d’évacuer les civils.

     

    Voilà, donc, ça c’est la théorie, le briefing qu’on a eu ce matin. Moi et mon équipe, on a été « largués » au-dessus de la ville, précisément dans le cimetière de Laon, à deux kilomètres au nord-ouest de l’objectif. L’avion ne pouvait pas aller plus loin, des DCA et des mutants volants avaient été détectés dans le centre-ville.

    On est 5. Tom, tireur d’élite, ------------ et ------------ en appui-feu et arme lourde, ---------- avec son lance-grenades, et moi, sergent-chef de cette unité, avec mon simple Mk14 et mon USP Tactical.

    Atterrir dans un cimetière, c’est souvent cool, l’endroit est calme, y a pas des masses de monde. On s’est regroupés, et on est sorti de la drop-zone. Pas la peine de planquer les parachutes, les missions d’infiltration c’est fini. Là, pour le coup, c’est de la vraie mission de sauvetage en zone de guerre, on n’en a pas fait depuis l’Irak. Ou la mission en Alliance Euro-Chine, je sais plus.

    L’endroit est vraiment comme je m’y attendais : un air chargé en odeur de poudre et de pourrit, des bruits de rafales au loin, un bruit d’explosion toutes les deux ou trois minutes, et des colonnes de fumée qui zèbrent le ciel.

    Nous avançons, prudents, en rasant les murs, regardant les ouvertures dans les murs ou le ciel, prenant garde à ne pas se faire allumer.

    Peu à peu, nous rejoignons l’avenue de Laon. C’est là que les emmerdes commencent. Une violente odeur de merde et de chair en décomposition nous prend à la gorge. La route est jonchée de cadavres, sur une longue distance. Des enfants, des femmes, des hommes, des mutants, des soldats, des genres de gargouilles… tous ces morts, pourrissant depuis trois ou quatre jours à l’air libre, en proie aux charognards. À notre approche, un corbac nous regarde, un œil fermenté dans le bec. C’est à ce moment que  ------------ choisit de rendre son petit-déj.

    « Sergent… J’en ai vu des saloperies, mais là… Désolé. »

    J’ai de la peine à garder le mien dans mon ventre. On a déjà vu un carnage au phosphore blanc, un autre au C-4, mais cette fois, c’est différent. Les macchabés ont reçu des coups de griffes et de lames, des morsures. Certains ont eu le visage arraché, comme dévoré, seul un tas de chair repose au fond de leur boite crânienne. D’autres ont des membres qui pendent, mutilés, comme si la peau avait été « épluchée ». D’autres encore ont divers objets tranchants enfoncés dans les orifices, de la baïonnette à la barre de fer rouillée.
    On avance, gardant nos tripes dans nos estomacs plutôt que de les renverser sur celles qui sont par terre, quand on entend un râle. Un survivant, caporal d’après son insigne. Mal en point, il a les deux jambes arrachées, des flèches qui lui traversent les bras. Rapidement, ------------ le toubib de l’unité se précipite sur lui, cherchant à stopper les hémorragies. Le pauvre gars prononce quelques mots.

    « Les enc… enculés… des putains de… mutants. »

    Je m’approche de lui et je commence à le questionner, pendant que  ------------ lui file de la morphine.

    -          On est de la 501eme aéroportée, qu’est-ce qu’il s’est passé ici ?

    -          Des… saloperies de mutants. Y se sont pointés après que… que not’ compagnie ai buté des évadés de la prison. Ces… enfoirés ont buté… tous ces gens… »

     

    J’ai laissé le pauvre mec partir, finir son voyage dans le coltar de la morphine, et j’ai regardé autour. On est partis, en se couvrant le visage de nos écharpes, pour éviter de respirer cette horreur.

    La route de la mort, si on peut l’appeler comme ça, s’étend sur environ 100 mètres. J’essaie, comme les autres, de ne pas poser mon regard sur ces corps maculés de sang, de fixer l’horizon pour continuer. On aurait pu prendre un autre chemin, mais je ne tiens pas à tomber dans une embuscade ou me faire allumer dans une rue plus étroite.

    On finit par arriver au bout du tas de morts, ce ne sont plus que quelques rares morts, trainées sanglantes sur le sol ou membres seuls sur le bas-côté. Pendant toute la traversée, on a entendu aucun bruit. C’est comme si cette zone était hors du temps, que les sons des explosions et des rafales n’avaient pas leur place à cet endroit.  

    À partir de là, on s’est repris en main, et on a repris notre avancée prudente, en faisant attention au moindre bruit, en scrutant les détails dans notre champ de vision.

    On est arrivé près d’un concessionnaire, et ------------ a prit la parole :

    -          Les gars, couvrez-moi. J’suis sûr qu’on peut avancer bien plus vite qu’à pied.

    Et ce con entre dans le garage du concessionnaire, dont le rideau de fer a été arraché à coup de ce qui ressemble à des griffes. Merde, le con. Rapidement, on se met en place autour de l’entrée, ------------ et------------ entrent pendant que je pointe ma mire dans l’ouverture. Il fait assez sombre, j’allume la lampe sur le côté de mon casque. Apparemment, personne à part mes gars n’est dans le bâtiment. Mais c’est pas une raison pour relâcher son attention.

    Par terre, sur le carrelage blanc, on voit qu’un festin a eu lieu. Un homme, allongé sur le dos, est aux trois quart dévoré. Son visage n’est plus qu’un tas de chair informe, une de ses jambes est à quelques mètres de là, et ses tripes sont à l’air. ------------nous appelle, il est à côté d’un pick-up modifié sur lequel a été ajouté un pare-buffle renforcé, et l’habitacle blindé.

    -          Hé, chef ! Avec ça, on devrait pouvoir arriver à la ZE plus vite. A mon avis, c’est notre ami aux tripes à l’air qui s’est laissé surprendre pendant qu’il construisait son engin.

    Je le regarde, puis je regarde l’engin en question.

    -          Mouais… ça a l’air solide… Ok, on le prend. Tout le monde embarque !

    Je m’installe au volant, ------------ à côté de moi, ------------, ------------ et------------ à l’arrière. Je démarre le vé hicule, et un morceau des Queens of the Stone Age se fait entendre. J’ai presque envie de le laisser, juste pour l’instant épique qu’on vit sur le moment. Et à voir les tronche des autres, eux aussi ont vraiment envie de le laisser. Tant pis pour la discrétion.

    On sort du garage sur notre bête d’acier, et on se fait l’avenue de Laon plus vite que prévu. 


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