• Apocalypse - Nouvelle 3

    Bon. La nouvelle précédente était pas tip top, j'arrive pas à la continuer. On va dire que c'est un essai raté. Mais je ferai revenir les baston entre Anarcommunsites et le VIIIeme Reich, z'inquietez pas.

    Là, c'est la 3eme nouvelle.

     

     

     

    40 000 pieds au-dessus de la France,

    Apocalypse + 145 jours

     

    « Nous survolons des villes
    Autoroutes en friche
    Diagonales perdues
    Et des droites au hasard
    Des femmes sans visage
    À l'atterrissage
    Soyons désinvoltes
    N'ayons l'air de rien »

    -          Noir Désir, Tostaky

     

    C’est ce qui passe à la radio, en ce moment. Le rock français, c’est vraiment bon. J’ai beau être une américaine pure et dure, j’prends vraiment mon pied que sur du rock français ou du punk anglais. Et cette chanson résume bien la situation. C’est la merde dans le monde, et on survole bien des autoroutes en friches.

     

    Hé oui les amis, c’est vraiment la fin du monde.

     

     

    Un bombardier. Un gros, B-17 Forteresse Volante. L’genre de machin volant à 4 moteurs à hélices de la guerre de 40.

    Un putain de bombardier lourd. Ces connards de gradés m’ont trouvé que ça. Bande d’enfoirés, que je gueule à la radio, éteinte.

    Mon copilote arrive dans la cabine, qui doit faire 3 mètres de large sur 2 mètres de long. Apparemment, il m’a entendu.

     

    -          Nerveuse ?

    -          Merde.

    -          On arrive sur zone d’ici 57 minutes. Les mutants sont nombreux là-bas.  T’es sûre que tu veux pas aller dormir un peu ?

    -          Merde.

    -          Bon, comme tu veux. Moi, je vais pioncer.

    -          Va mourir.

     

    Il commence à s’habituer à mon langage, disons, fleuri. Ça fait pas loin de 2 semaines qu’on l’a collé à moi, en tant que partenaire de vol, ou copilote, si tu préfères. Mon précédent copilote, il s’est collé une balle dans la tempe y a une vingtaine de jours. Il a pas supporté quand on lui a dit que sa famille avait pas survécu. En même temps, faut être con pour penser que prier vous sauvera d’une bombe thermo-barrique.

     

    Un jeune écossais, avec un beau cul. Mac, qu’il s’appelle. Le précédent avait aussi un beau cul, mais il était suisse. Jamais pu blairer les suisses. Lents.

    Mais j’ai autre chose en tête pour le moment. On nous a « ordonné » d’aller larguer du ravitaillement à la piétaille. Parait que la ville-cible est en train d’être ravagée. Encore les mutants qui sortent d’un peu partout. Les huiles du gouvernement qu’on a récupéré y a quelques jours nous disent que c’est des gars qui se sont un peu trop approché des centrales nucléaires qui ont à moitié pété. Conneries. Ces cons de mutants ont attaqué les villes avant que les premiers séismes et que le premier tsunami frappent l’Europe. Même quand c’est la fin, les politicards continuent à se foutre de nous.

     

    53 minutes.

     

    Je pilote un bombardier. Quelque part, je pense que je devrai être fière. J’ai jamais piloté autre chose que des chasseurs bombardiers, ou des chasseurs. J’ai piloté quelques MIG, des hélicos, mais c’est tout. Je pilote un avion de la Seconde Guerre Mondiale, un engin poussif, ultra rétro, mou du cul, j’ai 8 chances sur 10 d’exploser en vol à cause des réacteurs trop vieux, mais bon… Fallait un pilote.

    J’aurai dû refuser. J’avais pas le choix, mais j’aurai refuser.  Me couper une main, ou me coller un bastos dans l’occiput.

    Cet avion, c’est le Memphis Belle. Un avion de légende. Le premier avion qui a effectué 25 missions pendant la dernière guerre. 25 missions, c’est le retour au pays. C’est la fin de la guerre pour l’équipage. Et pour l’appareil. Après ça, c’est soit la casse, soit le musée. Aujourd’hui, ça signifie plus grand-chose. La fin de la guerre, pour nous, c’est la mort.

    Putain, mais le Memphis Belle, quoi ! D’un côté, ça fait plaisir de pilote un machin comme ça.

    Les mécanos l’ont un peu arrangé, un turboréacteur monté à la va-vite pour qu’il puisse voler plus vite, et avec un plus gros réservoir. Avec c’t’engin, on atteint les 900 km/heure. Ouais, ça fait pas beaucoup, mais ça fait quand même le double de sa vitesse de base.

    Et puis merde, c’est un avion qui a plus de 70 piges ! Je me demande d’ailleurs comment ils ont fait pour le faire voler, plus de 60 ans qu’il prenait la poussière dans un musée. Il a méchamment toussé quand je l’ai pris en main.

     

    47 minutes

     

     

    Va falloir que je descende un peu. C’est pas bon de voler dans les nuages, on sait jamais sur quoi on peut tomber. Un copain, Yann, m’a dit qu’une fois il est tombé sur tout un groupe de mutants Gonfleurs, planqués dans un cumulo-nimbus. Ces saloperies sécrètent de l’hydrogène dans leurs glandes surrénales, ça leur permet de s’élever. Elles dérivent au grès des vents, et elles profitent de leurs tentacules pour choper les plus petits mutants et les becqueter.

    Hé, ces enfoirés font généralement 15 mètres de large, pour une vingtaine de mètres de haut, et leurs glandes sont de la taille d’un autobus…

     Mais bon, comme c’est de l’hydrogène, ça crame bien.

     

    Avec un temps aussi clair, on devrait pas trop croiser de volant. De mutant volant, je veux dire. Des immondes saloperies, ça.

    Quand un mutant volant te repère dans le ciel, il te fonce dessus. Heureusement, c’est pas la plus intelligente des bestioles, ce con là va te foncer dessus en ligne droite, ce qui te laisse au moins une vingtaine de secondes pour l’allumer.

    Quand on a deux mutants volant en face de soi, on croise les doigts, on serre les fesses, et on prie pour que les canons n’aillent pas s’enrayer.

    Quand ils sont plusieurs, c’est plus emmerdant.

     Y a un mois, je suis tombé sur un nid. J’avais un MIG-29, avion de chasses russe, potentiellement bourrin. Je dis relativement, parce que ces coucous pouvaient être équipés de nuke. À l’époque, j’avais des missiles et une paire de mitrailleuses calibre 50.

     Donc, le nid. J’escortais un cargo qui transportait du matos pour les blouses blanches. On a survolé Annecy, on a été attaqué. Pas super original, tu me diras. C’est l’nombre d’opposant qu’est original. Plus d’une soixantaine. Crois-moi, à c’t’instant là, j’aurai bien aimé avoir une nuke.

    On les a repérés de loin, un genre de nuage, le pilote du cargo a pensé à des oiseaux. Moi j’ai directement tilté. Les oiseaux, on les voit pas au radar. Ou alors, c’est qu’ils sont vraiment gros. En l’occurrence, là, oui, c’était des grosses bestioles, 2.50 mètres pour les plus petites ! Des genres de gargouilles à une ou deux paires d’ailes, une gueule énorme, et un caractère de merde ! Un peu comme tous les mutants. Y a que les zombies qui sont pas chiants.

    À ce moment, on avait le choix entre plusieurs solutions : se barrer pour  aller demander confirmation des ordres, mais ça signifiait aller affronter la colère des gradés, ou foncer dans le tas, et affronter la colère des gargouilles. Dans les deux cas, c’est pas mal d’emmerdes sur le gras. Et la mort en fin de parcours.

    Le pilote du cargo a immédiatement contacté les grosses têtes, qui lui ont aussitôt dit de continuer, d’éliminer ces saloperies, qu’elles pouvaient pas être aussi nombreuses, que c’était théoriquement impossible, tout le blabla scientifique inutile habituel.

    Le cargo était pas armé, mais était prévu pour être défensif. Seulement deux tourelles latérales et une sur le flanc, toutes les trois armées de calibre 50 jumelés. C’était peu. Surtout que des munitions, on en avait plus des masses, depuis la Grande Fusillade.

     

    Moi, j’ai pas attendu que les artilleurs de la conserve à côté de moi se mettent à leurs postes, j’ai directement envoyé deux missiles incendiaires dans la mêlée, encore à 230 mètres devant.

    D’une rotation, je me suis déporté sur l’autre flanc du cargo, pour lorgner les missiles qui filaient.

    À mi-chemin, les bestiaux ont du remarquer que quelque chose filait vers eux. Pour ça qu’ils se sont séparés. Pas tous, mais une bonne moitié. Ceux qui sont restés devaient avoir été finis à la pisse. Une jolie explosion, des corps enflammés qui ont plané sur quelques mètres avant de tomber. Même si on était encore loin, j’ai pu les voir. On voit toujours bien un macchabé enflammé qui tombe.

     

    J’ai à peine eu le temps de voir l’effet de mes missiles que les autres cons étaient sur nous. Ah, je peux te dire que ça a saigné ! Les artilleurs ont directement ouvert le feu, en s’en foutant de gâcher le peu de munitions qu’ils avaient. Ça a crépité pendant une bonne minute, descendant les mutants qui étaient pas assez rapides. De mon côté, j’en ai shooté quelques-uns aussi.

    Et puis c’est arrivé. Les bestiaux ont fini par trouver un angle mort sur le cargo, et à arracher le blindage pour rentrer dedans.

     

    C’est le pilote qui m’a prévenu en gueulant, en m’ordonnant de tirer directement dans les moteurs du cargo, pour le faire péter. Tant qu’à perdre l’équipement, autant que ce soit dans un gros boum, en descendant la plus de ces saloperies.

    J’l’aurai bien fait, si j’avais eu encore des munitions. Il me restait plus que mon quatrième missile, le troisième ayant été emporté par un mutant pas super intelligent…J’ai pris du recul, manettes à fond pour décrocher les cons sur mon réacteur arrière et j’ai largué l’engin sur le cargo. Il a mis 8 secondes à parcourir les 40 mètres de distance qui nous séparait. Et il a fini sa course dans le moteur principal du gros porteur lourd.

     

    J’ai pu voir le visage du pilote se retourner vers moi après avoir vidé son chargeur sur la gueule d’un volant. Il avait l’air calme. En voilà un qui savait qu’il allait mourir. De toutes façon, en ce moment, y a toujours pire que la mort. 

     

    Le quadrimoteur est parti dans une déflagration assez impressionnante pour tout cramer sur un rayon de 50 mètres. Dans l’équipement des blouses-blanches, y avait des saloperies inflammables, bombonnes de propane, sans parler du kérosène du réservoir. Je sais de quoi je parle, j’étais au premier rang.

     

    Mon avion s’est pris la gerbe de flammes en pleine face. J’ai eu énormément de bol de pas exploser.

     

    C’est après que j’ai capté que j’avais pas tant de bol que ça. Les flammes avaient léché de trop près les jointures des ailes, et tout l’habitacle commençait à vibrer, en plus de la direction qui répondait plus.

     

    J’ai eu le temps de piger ce qui allait se passer. L’horizon était plus en face de moi, mais le sol si.

    Un coup dans la manette d’éjection d’urgence, et hop! dans le ciel, avec mon parachute qui s’est ouvert.

    Là j’ai eu le temps de réfléchir à la plus grosse boulette de toute ma putain de carrière.

     

    Dans le ciel, mon avion qui part en flamme et qui va se crasher à un kilomètre.

    Et moi, comme une conne, qui descend doucement, en parachute. Tu vois pas où est le problème ? J’ai l’air d’un jambon qui descend doucement dans un plateau d’argent pour tous les débiles qui ont surement observé le combat aérien. 

    Et j’avais sur moi qu’un Beretta 92 et deux chargeurs, ainsi qu’une  lame de 14 centimètres pour me défendre. C’est peu, très peu, face à du zombie, du mutant débile, animal ou pillard.

     

     

     

    La suite... Quand j'aurai décidé de la publier. En vrai y a déjà 2 autres pages d'écrites, mais je posterai ça plus tard.


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