• Apocalypse nouvelle 1 fin.

    Avec un buggy, plus besoin de faire de détours, tu peux carrément rouler sur les carcasses, les zombies, et à peu près n’importe quoi.. Ces engins sont virtuellement indestructibles. Bon, je dis pas que ça résisterai à un missile bien placé, mais il pourrait tomber de 15 mètres qu’il avancerait toujours. Increvable. Du coup j’en profite, j’y vais en filant droit.  

    En roulant sur les carcasses, je tombe parfois sur des zombies pilotes… des mecs qui ont été zombifié au volant et qui sont restés là. Et comme les goules ont un quotient intellectuel proche de celui d’une moule, ils ne savent pas comment décrocher leur ceinture, et restent là. Je me suis toujours demandé comment ils font pour survivre, ces cons la, avec les pluies acides, les mutants, et le pourrissement. Normalement, un zonzon peut tenir 5 ans, avant de pourrir pour de bon. Ils peuvent être dangereux, genre, en gémissant, ils peuvent attirer leurs copains, ou pire. Ça fait sprotch quand je passe dessus.

    Bon, je prends surtout les trottoirs, rouler sur les carcasses, c’est marrant mais ça fait du bruit. En plus du moteur, je veux dire. Le moteur, déjà, il a l’air de venir d’un avion. Un 10 cylindres en V, le genre bien puissant et rapide.

     

    Toi qui lis ces lignes, et en prenant compte de tout ce que j’ai fait depuis le début, tu vas surement te dire que je vais me barrer de la ville et envoyer l’autre colon se faire voir, j’me trompe ? Et bah pas du tout ! Fallait que j’aille là-bas, de toute façon. Et le colon était trop assuré quand il m’a passé les clefs de l’engin. Sûr qu’il a foutu un piège ou une saloperie de traceur…

     

    Quand j’arrive au pont de Venise, le seul pont encore debout de la ville, je ralentis. Y a des mecs plutôt intelligents, y en a toujours eu. Attention, je parle pas des gusses dans leurs labos à faire des expériences sur des bestioles, je parle des intelligents « de terrain ». Des mecs qui ont su s’adapter, et survivre en se faisant du blé. Des mecs comme ça, y en a quelques-uns sur le pont.

     

    « Taxe de passage ! »

    Je m’arrête devant un mur amovible fait de débris, plaques de fer ou de morceaux de murs, et même de voitures. Je regarde le gars en question, tranquillement. La quarantaine, barbe brune, casquette de confédérés sur la caboche, un fusil longue portée entre les paluches.

    « T’as entendu, papi ? Donc, un vieux, un buggy, ça nous fera 20 clopes et 4 litres de jus. Et parce que j’ai envie d’être vache, tu me filera aussi un chargeur de 9mm ! »

    J’ai bien envie de lui coller un bastos bien senti entre les deux yeux, mais bon. Tu survis pas  longtemps dans ce monde si t’as pas vache.

    « T’as du bol que je sois pressé, connard. »

    Je lui refile ce qu’il demande, et je remonte dans mon véhicule.

    La porte s’ouvre, dévoilant une épave de Humvee sur laquelle sont posté trois mecs qui me tiennent en joue. Ces mecs rigolent pas : un M163, genre de minigun anti-aérien, et plusieurs lance-roquettes.

    « Tu peux passer grand-père. Mais grouille. » C’est un gars qui doit avoir la moitié de mon âge qui m’a dit ça. Et il a regardé ses copains en rigolant.

    Je traverse en vitesse, avec la désagréable sensation de m’être fait arnaquer.

    Le pont est plus une forteresse improvisée qu’un pont : des barricades de broc sur les côtés, des tours faites avec des épaves, plusieurs caisses et stock de ravitaillement piquées à droite-à gauche…  Y a même un mutant volant en train de cuire sur une broche. Pis des gens, ça et la,  la quarantaine en moyenne, des dégaines de clodos armés. Et quand même quelques gosses, des jeunots envoyés pour se battre et qui ont déserté, en se foutant de l’armée, et qui aujourd’hui le regrettent, parce qu’ils pataugent de la merde. Les gugusses se poussent sur mon passage, ils ont l’habitude de voir passer du monde sur le pont, du véhicule aussi. J’entre avec mon engin dans une cabane qui ressemble à une taverne, encore un gars intelligent qui a construit ça : une entrée énorme faite pour les véhicules ! Et ici, y a tous les ingrédients d’une bonne taverne, c'est-à-dire un taulier capable de te servir n’importe quoi, des bières fraiches et des filles chaudes, ou l’inverse, et – miracle ! – une vielle chaine HI-FI qui crache un vieux morceau des Wampas avec un son de merde. Mais une bonne ambiance quand même, il fait bon, y a du peuple, et des rires se font entendre.

    Forcément, la soif vient me titiller. Le patron, un grand black bedonnant avec une casquette de cheminot, la cinquantaine,  me regarde arriver et me lance :

    « Salut à toi, voyageur ! Ici tu peux désaltérer ton carrosse et ton gosier, j’ai tout ce qui se fait d’mieux ! T’inquiète pas pour ton chariot, ce qui entre dans le Bar du Pont des Canés est surveillé par le patron en personne ! »

    Ça fait longtemps que je me suis pas tapé une bonne bière, et que j’aurai bien besoin d’un stock dans l’buggy, du coup je sors...

    … pour me trouver face à un SPAS-12, un fusil à pompe sous le nez. C’est le patron qui l’a entre les mains.

    « Par contre, mon gars, tu va laisser ton artillerie dans ta charrette. Tu peux garder tes munitions, t’en aura besoin pour payer. À propos, et avant qu’tu demande, on a plus de bières. Sauf si t’as les moyens... 

     - Qu’est ce que t’entends par « si j’ai les moyens » ? J’ai pas mal de trucs à échanger…

    La dessus, le taulier baisse son gun, et m’entraine vers le bar, avec un bras sur l’épaule.

     - Donc on va pouvoir s’entendre… Ici, on a de la vodka, de la gnole, de la vinasse, et du Powder of Fire, si ça te dis.

     

    Ouais, même pendant la fin du monde, on trouve toujours le moyen de fabriquer son tord boyaux. En l’occurrence, le Powder of Fire, c’est un cocktail connu qui déchire : bourbon, racine de datura, épines de rosier, un quart de poudre noire, une mèche, à boire cul-sec avant l’explosion. Rein de tel pour se torcher la gueule. Ou pour allumer un incendie, faut voir.

     

    Je montre au black ce que j’ai à l’échange, tout un tas de merdouilles récupérées sur des cadavres, bijoux, montres, miroirs, billets moisis, string léopard, et aussi les chargeurs de munitions carnivores que j’ai récupéré y a deux jours. Ça, ça a fait tilter le boss, qui a immédiatement pensé à un nouveau tord-boyaux. Ça, il a bien voulu me l’échanger contre deux caisses de MotörBeer. Enfin, ça, ça m’a fait plaisir.

     

    Comme promis, personne n’avait touché au buggy. Je remonte dedans, et le taulier revient me voir, avec un papelard.

     

    « Tiens, prends ça : si tu te ramène encore ici, et que t’as encore des bestioles-munitions, tu me les ramènes, et tu dis au gardien de te laisser passer gratos en lui filant ça. 

     - Bon. Bah merci. Ça fait plaisir de voir que y a encore des barmans sympas…

     - De rien. Une dernière chose : les Bouffeurs de Gueules sont nerveux en ce moment, je te conseille de pas trop t’attarder dans le coin si tu tiens à ta peau… »

    Un serrage de paluches, et j’y vais.

    Je démarre l’engin, le moteur crache un peu, et se met à ronronner. On m’ouvre la porte sur un signe de tête du barman et je sors.

     

    À l’extérieur, plus de bonne ambiance, de musique, de chaleur. Juste un vent froid, un ciel gris, des ruines. La routine.

    À plus ou moins une centaine de mètres devant moi se dresse l’ancienne Caserne des Pompiers. Parait qu’elle est hantée. Enfin, les Bouffeurs de Gueules y croient dur comme du fer. Faudra que j’aille y faire un tour, un jour. Y a surement des trucs à récupérer. J’avance en lui tournant le dos, et je vais directement dans le secteur Nautilud. Là ou les chances de survies sont pratiquement nulles si tu es à pied. À l’origine, y avait des rangées d’arbres de chaque côté de la route. Maintenant, c’est carrément une forêt qui a poussé, et qui a rejoint l’ancien Parc Léo-Lagrange, repaire de tous les irradiés, skinheads survivalistes, et autres emmerdeurs.

     Tant bien que mal, je me fraie un chemin avec le buggy dans cette jungle. Et je prie pour tomber sur des humains que sur autre chose…

     

    On sait jamais trop sur quoi on va tomber quand on traverse ce chaos d’arbres et de ruines.  J’ai connu un type qui était tombé sur un mutos tortue. L’bestiau était énorme, et il lui avait boulotté les trois quarts de son Hummer tout en résistant à des tirs de bazooka. Selon l’gars, la tortue s’était à peine rendu compte des projectiles qu’elle se prenait dans la tronche.

    Un autre type qui disait être tombé sur une mante-religieuse mutante. Enfin, c’est ce que j’ai pu comprendre, il avait la gorge arrachée et des moignons à la place des membres. Toujours en vie ce gars la, d’ailleurs. Il sert d’appât pour la chasse aux zombies. Comme on comprend pas ce qu’il raconte, on suppose qu’il est d’accord pour faire l’appât.

    Encore, les mantes-religieuses, c’est pas les plus dangereux. Y a les guêpes, les bourdons, ou les scarabées qui sont chiants aussi : ces saloperies attaquent en bandes. Avec des ailes tranchantes comme des scalpels, des yeux assez moches et énormes, et surtout un putain de caractère de merde.

    Du coup, je roule doucement, en essayant de  pas trop faire gronder le moteur, et surtout pour pas me manger d’arbre. La forêt devient de plus en plus dense, et les arbres sont plus gros, ça veut dire que je m’approche du Réservoir, ou l’ancienne piscine Nautilud, tu l’appelle comme tu veux. Je suis obligé de m’arrêter, je peux plus rouler. Ça m’emmerde de laisser le buggy ici, du coup j’arme le coupe-circuit : une batterie sous le siège. L’enflure qui essaiera de démarrer sans débrancher cette batterie se prendra un coup de jus suffisamment puissant pour lui griller les roustons…

     

    Selon le plan que m’a donné le colon, ses gars sont sous un arbre aménagé en bunker. Drôle d’idée. ‘Doit être humide quand il pleut.

    J’avance pas à pas, et le plus silencieusement possible… pas envie de tomber nez à nez avec un putain de mutos ou un Bouffeur de Gueule.

     

    C’est bon, j’arrive vers l’arbre mort, ou je dois retrouver ce qu’il reste des gars. La porte de la casemate est arrachée, ça commence bien… la mire levée, j’entre, faisant gaffe où je pose mes pieds. Y a des traces de griffes dans le béton, des giclures de sang aussi. Quelques feuilles mortes dans l’entrée, et le même bordel que dans tout bunker sans sous-off’ : boites de conserves vides, chaussettes sales, posters de gonzesses à poil, cradingue un peu partout, et une radio qui passe du rock, ainsi qu’une odeur de sueur et de graillon, ajoutée à celle du pet. Et des fusils bien rangés sur une étagère.  Y a aussi un ordinateur blindé qui fonctionne encore. Je place un système d’alarme grossier fait de ficelle et de boites vides dans l’allée, et j’allume l’ordi.  Je zappe toutes les vidéos de cul – hé, vu le nombre de vidéos, c’était quand même des mecs en manque ! – et je zieute les derniers messages. Jusque y a 4 jours, que dalle, des rapports normaux, rien d’inquiétant. Mais y a 3 jours, plus rien. Peut-être tous morts.

    Je commence à étirer mes jambes sous le bureau quand mon pied droit bute sur quelque chose de mou. Je regarde, et je vois une tête qui me regarde.

    Ouais, juste une tête, un peu de sang, et un œil enfoncé, là où j’ai posé mon talon.  Ok, SÛREMENT tous morts. J’actionne la dynamo pour allumer la radio, et je contacte le Colon.

     

    -          Hé, gamin ? Ouais, dis, j’ai retrouvé tes mecs. Enfin, un d’eux. Un morceau.

    Il répond pas tout de suite.

    -          … Vous êtes sûr qu’ils sont morts ? Vous avez vu les cadavres ?

    -          Y a des marques de griffes partout, et du sang. Et une tête tranchée sous un bureau.

    Le colon réfléchit un peu, hésitant.

    -          Il y a surement des survivants. Cherchez aux alentours pour voir si vous les trouvez.

    En entendant ça, je lui dis directement :

    -          Quoi ? Mais ça va pas ? Écoute un peu, y a assez de sang ici pour remplir une baignoire, donc tes mecs se sont fait boulottés. Et si ils s’étaient cassés, ils auraient pris leurs guns, et de la bouffe. Y a encore plein de trucs ici, et…

     

    Je m’arrête en pleine phrase. Ces enculés de bidasses ont de la bière. Un fut complet d’ancienne bière allemande. Et encore fermé, sans trace d’ouverture. Je sais pas d’où il vient mais ça vaut surement le coup d’aller vérifier si elle est encore bonne. D’façon, même de la bière dégueue, ça reste de la bière, donc revendable.

    Le Colon me gueule alors dessus.

    -          Quoi ? ET QUOI ? Qu’est-ce qu’il y a putain ?

    -          … Tu savais que tes gars avaient de la bière ? Et pas de la merde apparemment ?

     

     

    Je m’approche du fût, je cherche à l’ouvrir. De l’ancienne bière, même si la date limite est dépassée, ça vaut toujours plus que la MotörBeer que je me traine dans le buggy.

     

    -          Quoi… de la bière ? Vous êtes sûr ? C’est pas possible, c’est interdit de boire pendant une mission…

    -          Ils font toujours ce que vous leur dites de faire, vos petits gars ?

     

    Je trouve une pipette, je l’actionne au-dessus de ma bouche…

     

    -          Nan, l’ouvrez pas, c’est un…

     

    Boum. Une détonation, une saloperie qui m’aveugle. Une bombe à peinture blanche, un cadeau des Bouffeurs de Gueules. J’ai eu du bol, j’en ai que sur la tronche. Par contre, y a du blanc partout. Et dehors aussi. Putain, quel pauv’con, mais quel pauv’con ! 

    Vite, je ramasse ma radio, les guns à l’entrée, et je me barre, me gaméllant dans l’entrée dans mon propre système d’alarme.

    Faut que je retrouve le buggy. Le fut était un système d’alarme qui signifiait « À TABLE ! ».

    Le colon continuait à jacter dans la radio, je lui disais de la fermer et éteignais l’engin. Manquerait plus que je me fasse repérer avec une radio.  Déjà que le fut a fait pas mal de bordel…

    Je me suis fait avoir comme un bleu. Et je vais surement finir comme un bleu : dans le ventre d’un Bouffeur de Gueule. Ça s’rait malheureux.

    J’arrive enfin au buggy, pas de macchabés autours, personne dans le coin. J’ai du bol.

    Trop de bol.

    Je réalise que j’ai vraiment beaucoup trop de chance. Je lance, à tout hasard :

    -          OK, les gars, vous m’avez eu. Vous pouvez sortir. J’ai de quoi négocier ma vie.

     

    Tout d’abord, rien. Je reste debout près de mon buggy, les mains en évidence.

    Et j’en vois un qui débarque. Un Bouffeur de Gueule, 1.70 mètre, fringué avec des loques et un short déchiré. Ce con a des chaussons en peau de visage humain. Apetissant. Il lève sur moi une lance à pointe d’os, probablement un fémur de mutant, vu la couleur verte de l’os…

     

    -          Toi… t’es tombé dans l’piège… et c’est moi qui l’ai posé. Donc, t’es à moi… mais t’as dit que t’avais d’quoi négocier ta vie… Tu m’file quoi en échange ? Ta tête ? J’aimerai bien bouffer ta tête. 

     

    Les Bouffeurs de Gueule sont complètement dingues. Ils adorent la chair humaine, écorcher leurs victimes encore vivantes et commercer avec n’importe qui. Oui, je sais, c’est pas logique, mais je te l’ai dit, ils sont dingues.

     

    -          Nan, tu peux pas prendre ma tête, j’en ai encore besoin. Par contre, j’ai de la bière…

     

    Là, il a l’air intéressé. La bière intéresse toujours tout le monde, cannibale ou pas, parce que c’est toujours bien de pouvoir se taper une bière à la fin de la journée… ou n’importe quand d’ailleurs.

     

    -          C’est la binouze du bunker ? Celle qu’on a pris ? Tu nous l’as piqué ? Tu vas payer ! Enflure !

    -          Calmes-toi, c’est de la MotörBeer, elle vient du bar du pont. J’dirai… une caisse contre ma vie et des infos. Ça te va ?

     

    L’cannibal a l’air de réflechir quelque secondes. C’est une proposition plus qu’honnète, ma vie vaut moins que ça.

    -          Mmouais, et qu’est-ce qu’y m’empêche de t’buter et d’te piquer ta viande et ta bière ? Enculé !

    -          Un échange, c’est du commerce. Et c’est la loi des Bouffeurs de Gueule, dite par… heu… KrassKouilles le Chef, y a une douzaines d’années…  

    -          Ok. Tu veux quoi comme infos ?

     

    Sans dec’, j’ai improvisé sur ce coup là, et ça a l’air de marcher. Toujours marrant de négocier avec un fou, c’est un peu comme jouer au Kamoulox.

     

    -          J’veux savoir si les bidasses du bunker sont canés.

     

    Le taré se creuse la tête, s’appuyant sur sa lance, et répond, après une dizaine de secondes.

     

    -          Yep ! Attaque de mutants suivie d’une attaque de nous. Mais nous ça comptait pas, ils étaient déjà mâchouillés, il en restait un encore à peu près vivant. L’Chef en a fait une mangeoire à porcs. Et la tête rejoint la collec’ de crânes du chaman. J’ai les dents dans mon sac s’tu veux. 5 dents contre 3 cartouches, ok ?

     

    Putain, ces cons veulent toujours te refourguer leurs merdes, quand ils sont pas en train de te les piquer…

    J’ai laissé le débile avec une caisse de bibine, et j’suis parti. Fait jamais bon de trainer dans ce coin-là.

     

     

    Je débranche la batterie, je démarre le moteur et commence à repartir. Le sauvage me dit alors de faire gaffe à moi. Depuis quand les cannibales sont sympas ?

     

    Bon. J’ai accompli la part du contrat, j’ai plus rien à voir ‘vec c’colonel à la mords-moi-l ’nœud. Mais va falloir que je repasse le pont, et m’est avis que le péage sera plus cher maintenant que j’ai de la bière… À la limite, je peux essayer de passer par la place Stalingrad, avec l’ancien Pont de Vesles, l’est pas détruit, mais radioactif… Ce s’rait du suicide de l’traverser à pied. Note que des mutants l’font quand même. Ça fait des jolies explosions rouges quand ils passent dessus. J’ai peut-être une chance avec mon buggy. Il me reste environ 12 litres de jus, suffisamment pour sortir de la ville, me trouver un coin peinard dans les forêts, là où les nouveaux bunkers ont été construits, ou la paix reigne, où l’Armée de GreenPeace fait la loi et protège tout le monde…  Aut’chose à foutre ! J’adore cette ville : on peut claquer tous les jours, on dézingue à tour de bras, et on s’emmerde jamais !

    J’vais t’dire, si tu compte me faire quitter cette ville de malades pour aller t’planquer, va t’falloir plus que l’simple fusil qu’tu portes ! Bordel, j’suis en zone calme. Faut qu’je r’tourne dans une zone chaotique, on s’emmerde ici. Pas de zombies, pas beaucoup de mutants, pas de munitions, des gens parfois normaux, et du cannibale. A part des skins, y a pas grand-chose qui craint. Tu viens ?

     

     

     

     

     

     

     

    « Attends, c’est qu’un vieux con, il arque à peine correct’ ! Qu’est ce que tu veux qu’il me fasse ?Haha, attends, on dirait qu’il lève sa lame… »

    Dernières paroles d’un pillard devant Le Vieux, auteur de la célèbre phrase « Faut pas croire les apparences ».

     

     

     

     

    Fin de la première nouvelle. Au total 17 pages. Et j'étais pas au maximum pour le trash, l'humour noir, le déguelasse...
    Prochaine nouvelle d'ici, houla, quelque temps. Ce s'ra sur l'grand black, l'taulier du bar.

     


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